Dossier
Le rapport Spinetta et son chapitre consacré aux «petites lignes », les lignes dites fines a suscité l’inquiétude des maires, conseillers départementaux et régionaux, soucieux de ne pas voir disparaître leurs dessertes ferroviaires.
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Instauré en 1920, à une époque où les locomotives marchaient au charbon, le statut des cheminots offre une série d’avantages non négligeables aux cheminots.
Lire la suite : Le statut des cheminots, de quoi parle-t-on ?
Après avoir pris connaissance des mesures avancées par l’ancien PDG d’Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta dans son rapport remis le 5 février dernier, le Premier ministre a déclaré que les «principes clés » de la réforme du rail devraient être pris par voie d’ordonnance avant l’été.
En 2016, le nombre d’accidents du travail (AT) reste stable, à son niveau le plus bas depuis 1946 avec une moyenne de 33,8 AT pour 1000 salariés contre 120 en 1946. La fréquence des accidents du travail dans l’intérim a augmenté de 7,8 %, ce qui peut être signe de reprise économique. Depuis 10 ans, des secteurs traditionnels poursuivent leur baisse, la métallurgie ou le BTP par exemple (-29 % pour le BTP) qui reste tout de même très touché. En revanche de nouveaux secteurs déjà très touchés voient leur sinistralité augmenter, 45 % pour les aides et soins à la personne. Même si cela est aussi dû à une hausse des effectifs. En ce qui concerne les maladies professionnelles (MP), l’Assurance Maladie Risques Professionnels note également une baisse continue depuis 2012 malgré des situations contrastées selon les pathologies. Ainsi, le nombre de MP liées aux troubles musculosquelettiques (TMS) a diminué de 4,1 % entre 2015 et 2016 de même que celles liées à l’amiante (-9,5 %). Mais les cancers professionnels (1400 cas annuels) sont quant à eux en hausse (+10,1 %) car mieux repérés et déclarés. Les maladies psychiques (+40 %) prises en charges comme maladies professionnelles sont aussi en hausse. Mais ce chiffre qui se compte seulement en centaine de cas est aussi impressionnant car les demandes et la reconnaissance du syndrome d’épuisement professionnel comme maladie professionnelle sont en forte hausse. « La France est le pays européen qui reconnaît le plus le syndrome d’épuisement professionnel » (1).
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Médecine du travail : un difficile compromis entre les intérêts de l’entreprise et ceux des salariés
Par Jean-Marc Gabouty, Sénateur de la Haute-Vienne, vice-président du Sénat
La médecine du travail récemment réformée par la loi Macron et la loi travail participe à la nécessaire complémentarité entre les intérêts de l’entreprise et des salariés. Les réformes en cours assurent un suivi individuel des salariés à la fois plus ciblé - suivi renforcé des salariés affectés à des postes présentant des risques particuliers - et plus souple - la périodicité des visites est décidée par le médecin en fonction de chaque salarié. Il est toutefois regrettable que le nouveau dispositif ait marginalisé la notion d’aptitude à l’occasion de la première embauche en particulier dans les métiers industriels et de logistique.
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