Lecture
Ce témoignage n’a rien d’un essai théorique ni d’un ouvrage polémique. C’est un compte rendu d’expérience, celle d’un médecin, Claude Grange, Chef de service d’une Unité de soins palliatifs durant 25 ans. Il relate, à travers une suite de cas concrets et d’histoires singulières, la façon dont meurent aujourd’hui des hommes et des femmes, ce qui peut, et doit être fait pour rendre notre fin digne et sans douleur. Sont abordées des questions brûlantes et d’actualité, telles que l’euthanasie ou le suicide assisté, mais aussi celles des directives anticipées, des rapports avec la famille, des soins à donner aux mourants. Régis Debray qui a écouté et suivi Claude Grange avec beaucoup d’attention, complète ce récit d’une réflexion sur la place de la mort dans nos sociétés contemporaines.
Auteurs : Régis Debray, Claude Grange*
Lire la suite : Le dernier souffle - Accompagner la fin de vie
Les Etats européens ont confirmé la décision de la Commission de Bruxelles : dès 2035, la vente de tous les véhicules émetteurs de CO2 sera interdite. Les moteurs diesel et à essence neufs seront bannis, de même que les hybrides. La France se retrouve ainsi face à un mur infranchissable : un parc à renouveler sans les capacités industrielles nécessaires, une couverture nationale de bornes de recharge ridiculement insuffisante, un marché livré pieds et poings liés aux Chinois, une casse sociale massive, un clivage sans précédent entre les nantis et les Français les plus modestes… Elle doit également se lancer dans une course effrénée pour les précieux minerais indispensables aux batteries, le cobalt exploité en Afrique dans des conditions indignes, le lithium qui assèche des millions d’hectares en Amérique du Sud… Bref : si 2035, c’est demain, aujourd’hui, rien n’est prêt ! Comment les Français vont-ils accepter ce brusque changement ? Et qui va payer la note ? Dans ce livre réquisitoire, François-Xavier Pietri éclaire l’absurdité de cette décision qui, en plus d’être contre-productive sur le plan écologique, pourrait nous faire vivre un enfer sur les routes. Il nous livre heureusement quelques pistes pour que les ménages français s’en tirent le mieux possible. © Editions de l’Observatoire
Auteur : François-Xavier Pietri*
Lire la suite : Voiture électrique : ils sont devenus fous !
Depuis vingt ans, les consultants se sont installés au cœur de l’État. Gestion de la pandémie et de l’hôpital, stratégie militaire, numérisation de nos services publics… : les cabinets de conseil, pour la plupart anglo-saxons, sont à la manœuvre dans tous les ministères. On les retrouve même au cœur de nos services de renseignement. Selon les auteurs, « Les choses se sont faites par acceptations ou résignations successives. Il ne s’agit en rien d’une conspiration. L’État a été parfaitement consentant. Il a payé pour se dissoudre. Et dépense chaque année toujours plus pour s’effacer ». Ce livre relate ce « suicide assisté ». La Commission d’enquête du Sénat est venue corroborer cet état de fait.
Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre*
Un millier de lettres, plus encore en temps de covid, sont envoyées quotidiennement au chef de l’État. Qui sont les Français qui s’adressent ainsi au président ? Que lui écrivent-ils et pourquoi ? Des interpellations véhémentes ou menaçantes aux requêtes désespérées, en passant par l’expression de revendications ou de positions politiques, ces missives révèlent quelque chose de l’opinion en même temps qu’elles véhiculent une vision de la fonction présidentielle. Si certaines sont bien acheminées sur le bureau du chef de l’État, quand la plupart sont orientées vers les administrations compétentes ou reçoivent des réponses types, toutes les lettres sont préalablement triées et soupesées, transformées en chiffres, en graphiques et en tableaux. Les courriers jugés représentatifs deviennent l’une des fenêtres par lesquelles un président de la République peut jauger les protestations, évaluer sa popularité et le consentement de ses concitoyens aux politiques qu’il conduit. En pénétrant dans le Service de la correspondance présidentielle et en accédant aux courriers adressés aux présidents de la République, principalement sous François Hollande, mais aussi sous Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron et, indirectement, sous François Mitterrand, cette enquête de sociologie politique offre une analyse inédite de certains rouages de l’Élysée. À côté d’autres moyens de mesure de l’opinion que sont les manifestations, les débats médiatiques, les sondages ou les réseaux sociaux, les lettres au président permettent d’appréhender ce que celui-ci pourrait potentiellement savoir de ce que vivent et pensent « les Français ». © La Découverte
Auteurs : Julien Fretel, Michel Offerlé*
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De Brégançon à l’île Maurice, de la Bretagne au Congo, en passant par Hossegor ou le cap Nègre, Pierrick Geais nous fait revivre les étés des présidents de la Vème République. Si leurs vacances s’apparentent à une mise en scène de leur vie privée, elles exposent aussi leur vision du pouvoir. Ainsi, Georges Pompidou, tout juste élu, décide d’abandonner la dolce vita de Saint-Tropez, pour s’afficher en chef d’État travailleur et proche de sa famille. Nicolas Sarkozy, lui, en s’échappant à Wolfeboro, donne le ton d’un quinquennat « bling-bling ». Ces cartes postales estivales sont l’occasion de relater des épisodes croustillants : les soirées du général de Gaulle devant Intervilles, les safaris de Valéry Giscard d’Estaing, les escapades secrètes de Jacques Chirac, la maison cachée de François Mitterrand, la parfaite maîtrise du jet-ski d’Emmanuel Macron... Une excursion dans les lieux de villégiature présidentiels, entre anecdotes légères, moments d’intimité et crises gouvernementales. Quand les petites histoires croisent la grande. © Editions du Rocher
Pierrick Geais*
Lire la suite : L’Élysée à la plage - Dans l’intimité de nos présidents en vacances


