Dossier
Par Henri Cabanel, Sénateur de l’Hérault, Vice-Président de la Commission des Affaires Économiques
C’est une vraie carte d’identité, un ADN : en un mot l’étiquette. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires promulguée il y a tout juste un an, en juin 2020, a posé les bases de la traçabilité.
Par Martine Leguille-Balloy, Députée de Vendée
La loi EGALIM a soulevé beaucoup d’espoir mais sa mise en œuvre n’est que partiellement concluante : les revenus de nombre d’agriculteurs n’ont pas progressé et ont même parfois régressé. Les causes de cette situation regrettable sont multiples. Malgré les engagements sur la table, le juste partage de la valeur n’est pas effectif dans la chaîne commerciale.
Par Thierry Pouch, Economiste*
La crise sanitaire en France a eu comme conséquence notoire de restaurer la question de la souveraineté économique. La prise de conscience au début de l’épidémie que le pays manquait notamment de masques ou d’autres équipements hospitaliers, s’est élargie par la suite à l’agriculture.
La viande a mauvaise presse. Du moins dans certaines études orientées. Pourtant, une enquête récente (1) montre que les Français continuent d’aimer la viande et ceux qui la font. Plusieurs associations ont justement dénoncé dans une tribune les contre-vérités autour des enjeux écologiques de leur filière pointés à tort selon des critères inadaptés.
On s’en doutait mais les données collectées par l’Insee sont révélatrices de ce qu’est devenue la France agricole en quarante ans. En 1982, on recensait en France 1,6 million d’agriculteurs, soit 7,1 % de la population totale. En 2019, on ne compte plus qu’environ 400 000 agriculteurs exploitants (emploi principal), soit 1,5 % de la population (7,5 % dans les années 80). En quarante ans, leur nombre a été divisé par quatre* ! Parmi eux, 7 % effectuent des activités liées à l’exploitation de ressources naturelles mais ne possèdent pas d’exploitations agricoles ; ils sont entrepreneurs de travaux agricoles, exploitants forestiers, patrons-pêcheurs ou aquaculteurs. Dans le même temps, le nombre d’ouvriers agricoles, rattachés au groupe social des ouvriers, a lui aussi baissé, mais dans une moindre mesure : de 310 000 en 1982 à 250 000 en 2019.

