Sénat
Après les attentats de novembre à Paris, le Chef de l'Etat a cherché à renouer les liens distendus avec la Russie de Vladimir Poutine dans le but de former une vaste coalition contre l'Etat islamique. Si une coopération technique renforcée a été actée, cela n'est pas allé plus loin. Trop de divergences et de malentendus entravent encore de grandes retrouvailles entre les deux puissances. Pourtant la France et la Russie ont besoin l'une de l'autre. C'est l'idée du rapport rendu par la Commission des Affaires étrangères du Sénat qui donne certaines clés de compréhension de la dégradation des relations entre la Russie et les pays occidentaux qui ne date pas de la crise ukrainienne.
Par Robert del Picchia (LR, Français établis hors de France), Membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées
La Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat a récemment adopté le rapport « L'Iran, le renouveau d'une puissance régionale ? » du groupe de travail co-présidé par Jacques Legendre (LR, Nord) et Daniel Reiner (Soc, Meurthe-et-Moselle). Le rapport dresse le portrait d'un pays « complexe » mais « incontournable » dans la région et avec qui il importe de (re)nouer des relations étroites. Un rapport qui tombe à pic au lendemain de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien.
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L'armée régulière iranienne, héritée du régime du Shah après une purge politique importante en 1979 est sortie de la guerre contre l'irak auréolée d'un statut héroïque mais exsangue. Après avoir bénéficié d'efforts d'investissement ces dernières années, l'armée régulière est aujourd'hui une force moyenne dont la doctrine officielle est strictement défensive.

