Dossier
La question de l’usage de la ressource eau s’impose chaque année un peu plus. Les épisodes de sécheresse se multipliant, le partage de la ressource se tend parfois. L’an dernier, le gouvernement a présenté un « Plan eau » avec une série de mesures réglementaires pour en assurer une gestion équilibrée et un meilleur partage lorsqu’elle se raréfie.
Par Charles Sitzenstuhl, Député du Bas-Rhin*
L’Europe est-elle capable d’assurer sa souveraineté alimentaire ? La réponse est globalement oui !
Par Anne Sander, Députée européenne, Questeure du Parlement européen
A quelques mois d’une échéance électorale cruciale pour le futur des institutions européennes, la même colère d’une profession déclassée s’est exprimée un peu partout sur le vieux continent. Les agriculteurs demandent de la cohérence dans les obligations qui leurs sont imposées et un équilibre pour assurer leur compétitivité, essentielle pour qu’ils puissent vivre de leur travail.
Par Benoît Grimonprez, Professeur de droit à l’Université de Poitiers et chercheur en droit rural et de l’environnement
Dans la période de troubles agricoles que l’Europe vient de connaître, on interroge souvent le mariage – réel ou blanc - de l’agriculture avec l’environnement. Le problème est mal posé. Parce que « Nourrir sans dévaster », pour reprendre un récent ouvrage (E. Orsenna et J. De Normandie, Flammarion, 2024), est à l’évidence possible et d’ailleurs mis en œuvre par de nombreux paysans. L’éloignement, au sein du couple, vient davantage d’aspirations contraires généralement préludes au divorce : ici, d’un côté l’« affairisation » croissante du monde agricole ; et de l’autre, la volonté sociale d’une normalisation écologique des façons de produire.
Lire la suite : Entre affairisation et écologisation : la déchirure agraire
Mis en place en 2008, le premier plan « Ecophyto » n’a eu de cesse de voir ses ambitions réduites d’année en année. Décrié par les agriculteurs qui sont parfois sans solution face aux nuisibles, la récente crise agricole vient de le remettre sur le devant de la scène. Le gouvernement a choisi de marquer une « pause », plusieurs ONG dénoncent ce choix qui serait préjudiciable pour la santé.

