Portraits
Même si sa formation scientifique initiale l’aide à instiller de la rigueur dans les sujets qu’il traite à Bercy, le directeur-adjoint du cabinet de Serge Papin a dû accepter la part d’irrationnel inhérente à la vie politique française depuis quelque temps. Pas de quoi le décourager cependant, au point d’imaginer lui-même se soumettre au suffrage universel dans le futur ?
Il a dédié sa carrière au Renseignement. Il en connaît les différentes facettes. C’est donc en toute logique qu’il a pris cet été la tête de la Direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD), chargée de détecter les ingérences étrangères visant les armées et plus généralement les industriels de l’armement.
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Il avait tâté de la politique à Paris en état-major, mais c’est chez lui, dans le sud-ouest, que ce normalien a trouvé la légitimité que confère l’élection au suffrage universel.
En ces temps de déprime généralisée, il y a quelque chose de réjouissant à rencontrer un haut fonctionnaire croyant encore au pouvoir du politique pour changer le cours des événements. On sent chez Emmanuel Constantin le désir de prendre part au débat public en y apportant son expérience des cabinets ministériels, de l’Administration et du secteur privé. Avec l’objectif qu’une élection au suffrage universel viendra légitimer son action.
De tous les acteurs parlementaires du débat budgétaire du moment, le président de la commission des finances du Sénat est certainement le moins visible médiatiquement. Mais pas pour autant le moins influent. Comme il le dit lui-même : il apprécie les taiseux et s’applique à ne pas ajouter de déclarations tonitruantes à la cacophonie ambiante.


