Europe
Par les députés européens Pervenche Berès (socialiste), Hugues Bayet (socialiste), Karima Delli (écologiste), Fabio De Masi (Die Linke), Gérard Deprez (Mouvement réformateur), Sven Giegold (écologiste), Sylvie Guillaume (socialiste), Eva Joly (écologiste), Emmanuel Maurel (socialiste), Julie Ward (socialiste)*
Jusqu’à maintenant l’économie britannique semble peu souffrir des effets post-Brexit. Très récemment, les banques Morgan Stanley et Crédit Suisse ont annoncé avoir annulé leurs prévisions de récession au Royaume-Uni après le Brexit. Mais selon certains analystes, l’accalmie pourrait n’être que de courte durée.
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Les Britanniques ont voté le 23 juin dernier. Le résultat des urnes est sans appel. Le Royaume-Uni sort de l'Union européenne. Rien de surprenant pour l'institut américain Pew Research Center (PRC) qui réalise chaque année une enquête d'opinion sur l'UE*. Selon ce cabinet, l'euroscepticisme ne cesse de monter en Europe. Et la France n'est pas la dernière en la matière, même si le sondage avait été réalisé avant le vote britannique.
Les sondages se suivent et ne se ressemblent pas. Cinq jours après le vote britannique, la pression politique, sociale et médiatique ne faiblit pas. Et les sondés y sont sensibles. Selon un sondage TNS Sofres OnePoint pour Le Figaro, RTL et LCI rendu public le 29 juin, 45 % des personnes interrogées déclarent choisir le maintien de la France dans l’Union européenne et 33 % optent pour la sortie. Ils sont tout de même 22 % d’indécis. Une proportion qui pourrait faire pencher la balance. Si un référendum en faveur d’un « Frexit » était organisé en France, c’est donc une majorité (relative) de Français qui se prononcerait pour le maintien dans l’Union européenne. Ce choix peut notamment s’expliquer par l’implication française au sein de l’UE (euro, Schengen, etc.) et les difficultés qu’il pourrait avoir à en sortir.

