Territoires
Pour ce deuxième référendum, le « non » à l’indépendance du « Caillou » l’a emporté. Marqué par une forte participation, ce scrutin voit cependant l’écart se réduire avec les partisans du « oui ».
Par René Dosière, Membre honoraire du Parlement, Rapporteur de la loi organique sur le statut de la Nouvelle Calédonie
Le référendum calédonien du 4 octobre peut être l’objet de deux lectures. La première, conjoncturelle, s’attache aux résultats. Il en ressort une participation électorale record : 85,7 % des inscrits. Deux ans auparavant, lors du premier référendum, cette participation était déjà élevée (81 %) retrouvant celle d’une élection territoriale de 1985 (81 %) Si le NON, c’est-à-dire le refus de l’indépendance l’a emporté (81 503 suffrages soit 53 % des exprimés), on observe surtout une progression significative du OUI (à l’indépendance) avec 71 533 suffrages en hausse de +3,5 points.
La crise de la Covid-19 a fortement touché les finances d’Île-de-France mobilités, la société gestionnaire des transports parisiens. La présidente de la Région ne voulant pas augmenter le Pass Navigo a demandé à l’Etat de « prendre ses responsabilités ».
Curieuses municipales que celles que nous venons de vivre avec un premier tour qui s’est tenu in extremis dans des conditions particulières liées à la crise de la Covid-19 et un second tour reporté de trois mois qui ont permis aux candidats écologistes de rafler la mise dans de nombreuses villes. C’est aussi l’abstention record que l’on retiendra de ces municipales 2020. Quelques enseignements à retenir.

