Enjeux et débats
Par Pascal Dupeyrat, Représentant d’intérêt et Grégory Houilllon, Maître de conférences des universités
Au pire corrupteur, au mieux mercantile, il est perçu — à tort — comme une échappatoire facile aux maux dont souffre notre démocratie. Objet d’une production torrentielle en commentaires et fantasmes, d’une demande forte aussi de la part des élus, il est paradoxalement un sujet absolu de discrétion, voire tabou au sein de l’État. Assuré en pratique, il n’est paradoxalement toujours pas assumé en droit.
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Par Virginie Subias Konofal, Agrégée de lettres classiques, Docteur es lettres*
L’école est depuis plusieurs années au coeur du débat public, et pour autant ce débat semble rester stérile, car les différents intervenants paraissent ne pas parler la même langue, et ne pas avoir les mêmes référents historiques. Ce qui frappe surtout est l’absence de réelle perspective historique, et le fait que la réflexion ne se fasse qu’à courte vue, comme si l’école était sortie du néant à la fin du XIXème siècle et que cette école de la Troisième République dût, seule, servir de modèle unique et absolu. On fait semblant de croire que deux camps s’affrontent, celui des Modernes - progressistes, ouverts aux nouvelles technologies et à la mondialisation, tournés vers l’avenir et une école "qui bouge" - et celui des Anciens, forcément réactionnaires et nostalgiques du certificat d’études. Mais ces deux camps existent-ils réellement ? Et n’existe-t-il pas d’autre horizon, d’autre modèle, d’autre façon de penser l’école ?
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Par Dominique Reynié, Professeur des Universités à Sciences Po, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique
Où va la démocratie ? fait l’hypothèse que les démocraties sont confrontées à un cycle historique nouveau où lequel la puissance publique effective devient le privilège d’une poignée de nations (1). La crise de puissance des nations démocratiques peut conduire à la crise du modèle politique lui-même si les gouvernés ont le sentiment que les institutions qu’ils influencent ne parviennent plus à peser sur le cours de l’histoire.
Par Rémy Prud’homme, Professeur des Universités*
En juin 2015 Corinne Lepage a remis à la ministre de l’Ecologie un rapport modestement intitulé L’Economie du Nouveau Monde. On y lit, page 25 : « En 2014, l’électricité solaire représente 10 % de l’électricité du monde ». En réalité la part du solaire dans l’électricité du globe est en 2014 de 0,8 %. Douze fois moins. Cette méga-bourde n’est pas anodine. Madame Lepage, qui a été ministre de l’Environnement, est considérée comme une autorité en matière de climat d’environnement. Il ne s’agit pas d’une erreur lâchée dans le feu d’une discussion, comme chacun peut en commettre, mais bien d’une phrase écrite, pensée, relue, contrôlée, qui exprime ce que pense vraiment son auteur. Enfin, cette contre-vérité grossière n’est pas le fait de la seule Madame Lepage, mais apparaît dans un rapport produit et approuvé par 27 spécialistes (ou soi-disant tels) assistés par les fonctionnaires du ministère de l’Ecologie. Elle est représentative du climat mythique (imprécision, fantasme, ignorance des faits, mépris des chiffres) qui caractérise la réflexion et les politiques relatives aux énergies nouvelles.
Par Philippe Delalande, Membre du groupe d’étude prospective, Asie21 - Futuribles, Economiste, politologue*
Xi Jinping, réélu au 19ème congrès d’octobre, a confirmé sa détermination à réaliser le rêve chinois, à mener la Chine au premier rang de l’économie mondiale. Cet objectif suppose la poursuite d’une forte croissance.

