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L’IA grande consommatrice d’eau

Selon une récente étude, l’intelligence artificielle utiliserait l’équivalent de la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille.

Les recherches du Néerlandais, Alex de Vries-Gao, fondateur de Digiconomist – une entreprise qui étudie les conséquences des tendances numériques – publiées par Cell Press révèlent que l’empreinte hydrique de l’IA est particulièrement élevée. En 2025, elle est estimée entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) parlait déjà en 2023 de 560 milliards de litres, soit plus que la consommation d’eau en bouteille estimée à 446 milliards de litres. Une consommation dopée par le développement de l’IA et du recours effréné à ChatGPT. Pour l’AIE, l’intelligence artificielle consommerait par 373 milliards de litres pour le refroidissement des data centers, 140 milliards de litres pour la production de l’électricité et 47 milliards de litres pour la fabrication du matériel. Reste que pour Alex de Vries-Gao, il est très difficile de « quantifier (précisément) les empreintes carbone et hydrique des systèmes d’IA » notamment parce que peu d’informations sont disponibles et en rasion du manque de transparence des géants de la tech sur le sujet. « Des informations plus complètes de la part des exploitants de centres de données sont nécessaires de toute urgence pour améliorer la précision de ces estimations et gérer de manière responsable l’impact environnemental croissant des systèmes d’IA » a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Actuellement, c’est la société qui supporte ces coûts, et non les entreprises technologiques. La question est : est-ce juste ? Si elles profitent des avantages de cette technologie, pourquoi ne devraient-elles pas en assumer une partie des coûts ? »

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