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Les États-Unis se retirent de soixante-six organisations internationales

Décidement le début d’année est riche en rebondissement internationaux aux États-Unis. Après l’intervention au Venezuela, Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait de son pays de plusieurs organisations internationales.

Le 7 janvier dernier, l’administration américaine annonçait le retrait des États-Unis de soixante-six organisations internationales qui « ne servent pas les intérêts américains ». Décret signé par le président Donald Trump. Parmi ces organisations, 31 sont liées à l’ONU dont la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CNUCC). Le décret acte également le retrait des États-Unis du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (GIEC) mais aussi de plusieurs organisations de protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables ou l’Union pour la conservation de la nature.

L’administration Trump a jugé « ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation » a indiqué le département d’Etat dans un communiqué. Ce retrait n’est que la suite logique des déclarations de Donald Trump de septembre 2025 à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU où il déclarait que le réchauffement climatique était « la plus grande arnaque de notre histoire » tout en vantant dans le même temps le charbon « propre et magnifique » (voir encadré).

Au-delà des organisations liées aux effets du changement climatique, l’administration Trump a également dans son viseur d’autres institutions oeuvrant pour l’égalité des hommes et des femmes, le travail comme le Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes tout comme de l’agence de l’ONU pour le commerce et le développement (Cnuced). Les États-Unis quittent aussi l’Unesco, l’Organisation mondiale de la santé, le forum mondial de lutte contre le terrorisme, le fonds pour la consolidation de la paix, le registre des armes conventionnelles des Nations unies… Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat Marc Rubio a dénoncé ces organisations qui, selon lui, militent pour des « programmes mondialistes » en véhiculant « une idéologie progressiste », « woke ». « Ces retraits mettront fin au financement et à l’implication des contribuables américains dans des entités qui font progresser des programmes mondialistes au détriment des priorités américaines, ou qui traitent des questions importantes de manière inefficace, de sorte que l’argent des contribuables américains soit mieux utilisé autrement pour soutenir les missions concernées » a-t-il ajouté estimant que ces organisations internationales « sapent l’indépendance américaine »


Trump à l’ONU
Lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies en septembre 2025, Donald Trump n’avait pas retenu les coups contre l’organisation internationale. Rappel de propos tenus.
Après avoir dénoncé les Nations Unies qui « la plupart du temps, du moins pour l’instant, se contentent d’écrire une lettre très ferme sans jamais y donner suite. Ce sont des paroles en l’air, et les paroles en l’air ne résolvent pas la guerre », Donald Trump l’a accusée de ne pas résoudre les crises mais bien au contraire d’en créer de « nouvelles » comme avec ce qu’il considère comme « le problème numéro un de notre temps, la crise de l’immigration incontrôlée ». Donald Trump s’en est également pris au changement climatique qualifié de « plus grosse escroquerie jamais organisée aux dépens du monde ». Sans prise de conscience, les pays engagés dans ce combat couraient à leur « destruction » a-t-il dit. « L’effet premier de ces politiques brutales en matière d’énergie verte n’a pas été d’aider l’environnement, mais de redistribuer les activités de fabrication et de production industrielle des pays développés, qui ont suivi les règlements insensés imposés, vers les pays polluants qui ne respectent pas les règles et gagnent une fortune ». Pour Donald Trump, les énergies renouvelables sont « Une blague » et « trop cher ». Quant aux éoliennes, elles sont à ses yeux « pathétiques ».

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