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Tour d’horizon des priorités du gouvernement

Après avoir disserté sur le budget, la loi sur la fin de vie, Laurent Panifous, Ministre des Relations avec le Parlement a évoqué devant l’Association des journalistes parlementaires, les textes à venir et notamment le projet de loi sur l’urgence agricole.

Trois grands textes sont à venir – le calendrier est en réflexion : la révision de la Loi de programmation militaire, « dans le contexte international que l’on connaît » et qui est un « éléments important du calendrier à venir ». Ensuite, au regard de l’actualité de ces derniers mois, le projet de loi sur l’urgence agricole « qui n’est pas encore finalisé » est également un « sujet majeur ». Il y a aussi le texte sur la décentralisation ajoute le ministre. « On parle de décentralisation mais on parle aussi de réforme de l’Etat, de l’Etat local notamment. L’élu local que j’ai été sait à quel point les élus locaux attendent, pour la vie des territoires, un texte de cette nature qui va faire en sorte que nous puissions simplifier, fluidifier la prise de décision pour aller plus vite et être plus efficaces dans tous ls projets locaux » a expliqué l’ancien maire.

L’urgence agricole a fait l’objet d’une longue analyse de Laurent Panifous. Le ministre a évoqué « l’agriculture, notre agriculture qui prend de front une multiplicité de crises, à la fois sanitaires, économiques avec des problèmes de prix et de concurrence et climatiques ». Face à cette crise agricole, le gouvernement veut avec son texte d’urgence agricole arriver à une situation « où nos agriculteurs puissent vivre dignement de leur production ». « Il faut ensuite imposer des règles pour avoir une alimentation saine. Mais ces règles que l’on impose à notre agriculture, il faut aussi qu’elles soient appliquées aux produits importés » insiste le ministre. L’idée n’est évidemment pas de fermer les frontières « mais de ne pas importer des produits qui ne respectent pas nos règles » (Cf. le Mercosur). « Nous devons être rigoureux sur le fait qu’on ne peut pas mettre en concurrence nos agriculteurs avec des produits étrangers qui viennent parfois de loin et qui ont la capacité de se retrouver sur nos étalages à des prix inférieurs » poursuit le ministre des relations avec le Parlement et pas de l’agriculture. « Nous devons nous organiser pour que tout cela soit une réalité sinon il n’y aura pas de confiance et la crise agricole ne cessera pas » insiste Laurent Panifous qui parle d’un loi d’urgence agricole qui tienne compte de tous ces éléments et « assure la viabilité de notre modèle agricole »

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