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Malgré la crise, la France reste attractive

Si 73 % des dirigeants de groupes internationaux installés en France estiment que la crise a eu un impact négatif sur leurs activités, leurs maisons-mères trouvent que la France a toutefois plutôt bien géré la crise*.

Le sondage Ipsos réalisé dans le cadre d’« Etat de la France », un forum sur l’attractivité montre sans surprise que la crise a eu un impact négatif sur l’activité et les investissements des groupes étrangers implantés en France (73 % des dirigeants interrogés). 38 % d’entre eux parlent d’un impact « plutôt limité » et 35 % « très important » tandis que d’autres trouvent que la crise aura eu des conséquences positives pour l’activité de leur société (23 %).

Si la France n’est pas la seule à avoir subi de plein fouet la pandémie, 29 % des dirigeants d’entreprises interrogés considèrent que leurs filiales françaises ont « mieux résisté » à la crise que leurs branches dans les autres pays. 51 % considèrent que leurs filiales françaises n’ont « ni mieux ni moins bien géré la situation ». Ils estiment (62 %) que ce sont leurs filiales en Allemagne qui ont le mieux résisté (62 %).

Pour autant, 64 % des dirigeants assurent que leurs projets dans l’hexagone sont maintenus même si la voilure est parfois revue à la baisse. 34 % d’entre eux ont tout de même déclaré reporter leurs investissements. Mais ils ne sont que 1 % à indiquer que les investissements prévus seront annulés.

« Malgré la crise, la France demeure attractive pour une large majorité de dirigeants indépendamment des performances économiques » souligne Frederico Vacas, directeur adjoint du département Politique et Opinion – Public Affairs Ipsos. « Les maison-mères des groupes interrogés dressent un bilan plutôt positif de la gestion, par la France, de cette crise inédite » insiste-t-il. Ils sont 46 % des répondants à le penser contre 31 % à estimer que cette gestion n’a été ni positive ni négative.

La gestion de la crise « plutôt satisfaisante » associée à des réformes mises en place par le gouvernement au cours des dernières années peuvent expliquer les 77 % de dirigeants à considérer que la France demeure un pays attractif, plus que l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni post-Brexit mais moins que la Suisse, les Pays-Bas et l’Allemagne. Ils sont 54 % à penser que les maisons-mères investiront en France dans les prochaines années (43 % pensent le contraire).

Interrogés sur les critères décisifs dans le choix du pays pour les futurs investissements internationaux, les responsables des filiales françaises de groupes étrangers placent en tête « les coûts » (83 %), suivis de « l’excellence technologique » (71 %) et de « la capacité à retrouver rapidement une croissance économique » (70 %). Reste que pour 82 % des dirigeants, les coûts apparaissent comme le principal handicap de la France. Et selon eux, notre pays aura besoin de deux ans ou plus pour retrouver le chemin de la croissance. 


*Enquête menée par Ipsos pour Les États de la France du 24 septembre au 9 novembre 2020 auprès de 200 responsables d’entreprises étrangères établies en France avec un effectif supérieur ou égal à 250 salariés

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