Le Groupe interparlementaire d'amitié France-Yémen vient
de lancer, avec plusieurs entreprises, le club d'affaires
franco-yéménite. Une initiative à suivre.
"Entre le Yémen et la France, il existe une amitié, une
affinité et une façon commune de voir l'avenir de la région.
Il serait dommage de ne pas aller plus loin, notamment dans
le domaine économique" constate le président du groupe
interparlementaire André Ferrand (UMP, Français établis
hors de France). Après une première mission d'études au Yémen
en 2001, le sénateur n'a eu de cesse de trouver le meilleur
moyen de développer les liens économiques entre les deux pays,
relations qui pourraient s'avérer d'ailleurs "prometteuses"
souligne-t-il. D'où cette idée d'un club d'affaires franco-yéménite
réunissant "toutes les entreprises s'intéressant au Yémen".
Tout à la fois amical et informel, ce club, dont la première
réunion s'est tenue à Paris début juillet "vise à partager
les expériences des entreprises françaises déjà présentes
au Yémen, à recenser les difficultés rencontrées pour en discuter
ensuite avec nos partenaires yéménites, et pour les entreprises
en réflexion sur les opportunités d'affaires ou d'investissement
au Yémen, à les mettre en relation avec les bons interlocuteurs".
Aujourd'hui peu de grandes entreprises, et encore moins de
PME françaises sont présentes sur place, "alors même que
des perspectives intéressantes existent" martèle sans
relâche André Ferrand. Mais pourquoi lancer ce club maintenant
? "Pour profiter de l'élan créé par Total avec son implantation
et sa participation au projet de liquéfaction du gaz naturel
yéménite (4 milliards de dollars investis, soit le plus gros
investissement étranger jamais réalisé au Yémen)" nous
répond-on. Bernard Clément, directeur Total de la région enfonce
le clou : "Total est présent au Yémen depuis plus de 15
ans. C'est un pays auquel on croit". Aujourd'hui 2500
personnes travaillent sur ce gigantesque chantier, 10 000
personnes au plus fort de sa construction et à terme en 2009,
en phase d'exploitation, ce sont 500 personnes qui seront
employées sur place. Pour le sénateur, il ne fait aucun doute,
qu'il faut s'engouffrer dans la brèche, aller au Yémen et
sans délai. "Beaucoup de métiers vont découler de l'implantation
de Total" ajoute même Jean-Jacques Royan, le directeur
coopération de GEP France (Groupement des Entreprises Parapétrolières
et Paragazières). On pense notamment à tout ce qui touche
aux télécommunications, au transport, à la logistique, à l'alimentation,
à la santé, à la sécurité... Mais pas seulement, le Yémen
offre également de réelles opportunités dans le domaine de
la pêche maritime, des infrastructures portuaires, du tourisme,
de l'urbanisme insiste l'ambassadeur du Yémen en France, Amer
Salem Alaindaroos venu apporter son soutien à cette initiative.
La chambre de commerce franco-arabe, par la voix de son secrétaire
général, Al Tayar Saleh Bakr rappelle, de son côté
que "c'est aux Français de se créer des opportunités sur place.
Mais il faut qu'ils soient prêts à accepter un minimum de
risque. Sans cela rien ne pourra se faire". Reste que ce club
n'est pour l'heure qu'une coquille vide sans secrétariat,
sans locaux, sans moyen. Une coquille vide que le sénateur
entend bien structurer tout en rappelant que "le Sénat n'a
ni les moyens, ni la vocation à assurer la pérennité d'un
tel club". La prochaine réunion est prévue dans les semaines
qui viennent.
Pour la première fois, une délégation du groupe d'information
sur le Tibet du Sénat s'est rendue du 21 au 31 août à Pékin
et au Tibet, à l'invitation des autorités chinoises. Les sénateurs,
conduits par leur président Louis de Broissia (UMP - Côte d'Or),
ont rencontré des membres de l'Assemblée populaire nationale
et de l'Assemblée populaire de la Région Autonome du Tibet.
Tout en reconnaissant la réalité du développement économique
du Tibet depuis sa "libération pacifique" par l'armée chinoise
en 1950, les sénateurs pointent la persistance d'un problème
tibétain qui préoccupe les opinions publiques en Occident. Les
sénateurs forment le voeu que les discussions engagées entre
le Dalaï Lama et le gouvernement chinois puissent déboucher
sur un accord avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
Rapport disponible sur http://www.senat.fr/ga/ga67.html
Chine
Le président Chirac se rendra en Chine au mois d'octobre
pour y rencontrer son homologue chinois Hu Jintao.