Fin de session
" Annus horribilis ". Pour Dominique de Villepin,
cette session aura été un véritable chemin
de croix. Il était temps qu'elle finisse. Depuis la
crise des banlieues en passant par le CPE, ou encore la loi
DAVDSI, l'affaire Clearstream, EADS, la fusion GDF / Suez,
rien n'aura été épargné au Premier
ministre. Dans le même temps, sa côte de popularité
en aura souffert. Jamais premier ministre n'aura eu des sondages
aussi catastrophiques. Une chute dans laquelle il entraîne
le président Chirac. A moins que cela ne soit le contraire.
Luttant pied à pied contre une opposition revigorée
par les valses hésitations du gouvernement, le premier
ministre doit aussi faire face à la fronde de sa majorité.
Ce qui est une nouveauté. Dans les propres rangs de
l'UMP, nombreux sont ceux maintenant à demander sa
démission. Pourtant, le président Chirac vient
de lui renouveler sa confiance. Les présidentielles
sont dans dix mois. Seul contre tous, Dominique de Villepin
pourra-t-il tenir ? A. de Font-Réaulx