En décembre dernier, lors de ses Entretiens Territoriaux de
Strasbourg, dont l'INET (1) assure l'organisation, le CNFPT
avait choisi " l'innovation " comme fil conducteur.
L'Observatoire Territoria et l'association Innov'acteurs (2)
y ont animé un atelier intitulé : " Méthodologie et exemples
de démarches d'innovation participative, outils de management
et de progrès ".
L'innovation participative, développée dans les années 80
au sein des services qualité de certaines entreprises ou de
ministères, repose sur une démarche de management structurée
dans l'objectif de faire émerger des suggestions par l'ensemble
des parties prenantes d'une organisation.
Il s'agit donc de parvenir à mobiliser l'ensemble des acteurs
concernés pour améliorer les conditions de travail au sein
d'une entreprise, les services offerts au sein des administrations,
ou les conditions d'accès aux équipements au sein des collectivités.
Mais une démarche d'innovation participative doit aussi reposer
sur la mobilisation de l'ensemble des services, acteurs et
usagers concernés, dans le cadre d'une réflexion transversale,
impliquant un délai rapide de traitement des suggestions,
afin d'adapter les propositions aux besoins.
Cette démarche commune permet également de faire naître un
esprit d'équipe au sein d'une organisation, allant dans le
sens de la stratégie définie au sein de l'entreprise ou du
service concerné. L'innovation participative permet de réaliser
des gains mesurables sur le plan économique, ou encore sur
le plan environnemental, en lien avec la notion de développement
durable.
Très important : l'innovation participative doit être valorisée
grâce à une forme de management participative, et récompensée
par le biais d'actes de reconnaissance, qu'ils soient ou non
financiers, en particulier devant les pairs.
Pour continuer la réflexion et prolonger cet atelier, un groupe
de "volontaires" s'est constitué pour adapter aux collectivités
territoriales et à leur fonctionnement le référentiel "Innovation
Participative" présenté par Innov'acteurs, ainsi que pour
créer un lieu de ressources et d'échanges d'expériences à
disposition de ceux qui souhaitent engager (ou développer)
une démarche d'Innovation Participative.
Si vous êtes intéressés par cette démarche de management et
de motivation des personnels, le groupe est ouvert.
(1) Institut National des Etudes Territoriales : www.inet-ets.net
(2) Innov'acteurs : www.innovacteurs.asso.fr * L'Observatoire
TERRITORIA, actuellement présidé par monsieur Christian PONCELET,
président du Sénat, est la première banque nationale de données
sur l'innovation dans les collectivités territoriales et organise
chaque année, depuis 1986, le Prix TERRITORIA.
Pour en savoir plus : www.territoria.asso.fr
Nomination
Christian Pierret, ancien ministre, maire de Saint-Dié-des-
Vosges a été désigné président délégué de la Fédération des
Maires des Villes Moyennes. Le président de l'association
est Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons-en-Champagne. www.villesmoyennes.asso.fr
" Changer de regard sur la banlieue "
"Il est temps de changer notre regard sur les banlieues
". Six mois après la crise des banlieues du mois de novembre,
telle est la volonté des maires élus dans les quartiers difficiles
et membres de l'association Entreprendre Villes et Quartiers
(EVEQ) que préside Yves Jégo, député-maire de Montereau-Fault-Yonne.
A l'occasion du lancement d'une campagne de communication
visant à tordre le cou à certains clichés sur la banlieue,
plusieurs élus de banlieue se sont réunis à l'Assemblée nationale
le 24 mars dernier pour rendre public un manifeste de dix
propositions pour les banlieues. Elus de droite comme de gauche,
" nous sommes heurtés aux mêmes limites et aux mêmes sujets
" a souligné en introduction Yves Jégo.
Sur toutes les questions, logement, emploi, éducation, les
élus sont unanimes " comme il faudra du temps, il y a urgence
" a insisté Jean-Pierre Balduyck, maire de Tourcoing.
Aujourd'hui, si la politique de la ville est en pleine mutation,
" elle a besoin d'efforts particuliers sur les politiques
de droit commun " à condition de " remettre le maire
au coeur de la politique de la ville " et que ce dernier
ait l'Etat comme "interlocuteur fort" a fait remarquer
le sénateur Pierre André. La politique de logement reste au
coeur des préoccupations. Saluée comme le versant humain de
l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) " la nouvelle
agence de cohésion sociale et d'égalité des chances doit être
dotée d'un budget conséquent d'au moins 500 millions d'euros
pour être efficace " a jugé Nicolas Perruchot, député-maire
de Blois, avant de souligner qu'il fallait "remettre un
peu de bleu, blanc, rouge et de Marseillaise" dans ces
quartiers difficiles.