Entre le 4 septembre et le 2 octobre, cinq législatives et
trois sénatoriales partielles se sont tenues en France.
Cinq anciens ministres ou secrétaires d'Etat ont ainsi voulu
retrouver leur siège de député et trois devenir ou redevenir
sénateurs. Parmi les "ex" souhaitant rejoindre le Palais Bourbon,
on compte Laurent Hénart, ancien secrétaire d'Etat à l'insertion
professionnelle des jeunes qui s'est présenté devant les électeurs
de la première circonscription de Nancy les 4 et 11 septembre
derniers. Il a été élu avec 51,41% des voix contre 48,57% à
son adversaire socialiste Mathieu Klein. Les 11 et 18
septembre, c'était au tour de Eric Woerth (Réforme de
l'Etat) dans l'Oise et Philippe Daubresse (Logement)
dans le Nord. Eric Woerth a été élu au second tour avec 58,40%
des voix. Philippe Daubresse a lui obtenu 53,23% des voix. Le
25 septembre et le 2 octobre, c'était au tour de Patrick
Devedjian (Industrie) dans les Hauts-de-Seine et Hélène
Montchamp (Handicapés) dans le Val-de-Marne. Ils étaient
tous les deux en tête au premier tour.
Si ces partielles avaient valeur de test, l'enjeu était toutefois
limité. Les circonscriptions dans lesquelles ces "ex" se présentaient
leur étant plutôt favorables. D'autres anciens ministres ou
secrétaires d'Etat ont choisi la voie de la prudence, leur réélection
n'étant pas assurée. C'est le cas de Marie-Josée Roig
(Intérieur) qui reste maire d'Avignon ou encore de Renaud
Muselier (Affaires étrangères) qui ne veut pas quitter Marseille
dont il est maire-adjoint. L'un et l'autre préfèrent attendre
les échéances naturelles de 2007. De son côté, Nicole Ameline
qui vient d'être nommée ambassadrice en mission, chargée des
questions sociales et de la parité dans les relations internationales
n'a pas tenu à affronter le maire UDF de Deauville. Frédéric
de Saint Sernin a préféré quant à lui la sécurité en retrouvant
un poste de conseiller à l'Elysée plutôt que des élections en
Dordogne, un département jugé difficile.
Au Sénat, ce sont trois anciens membres du gouvernement Raffarin
qui se sont également présentés le mois dernier à des sénatoriales
partielles dont le premier d'entre eux, Jean-Pierre Raffarin
élu dans la Vienne au premier tour (56,9%). Serge Lepeltier
(Environnement) dans le Cher, à quant à lui dû se désister en
faveur d'un candidat dissident UMP Rémy Pointereau. François
Fillon (Education) a été élu au premier tour dans la Sarthe
(54,9%). De son côté Xavier Darcos, redevenu maire de
Périgueux et nommé récemment ambassadeur auprès de l'OCDE a
renoncé à une sénatoriale partielle en Dordogne.
Enfin, ultime partielle mais dont le résultat était suivi de
près au regard de l'enjeu, la cantonale qui a vu s'affronter
en Seine-et-Marne la députée UMP Chantal Brunel au Vert
Jean Calvet (soutenu par le PS) dont l'élection à 28
voix près en 2004 avait été invalidée. Au final, Jean Calvet
remporte la partielle, distançant de 65 voix sa rivale. Cette
victoire permet à la Gauche de conserver le canton… et le Conseil
Général de Seine-et-Marne.