A 54 ans, Philippe Houillon député-maire (UMP) de Pontoise
(Val-d'Oise), a été élu à la présidence de la commission des
lois de l'Assemblée nationale, et succède à Pascal Clément nommé
Garde des Sceaux dans le gouvernement de Dominique de Villepin.
Ancien membre de Démocratie libérale comme son prédécesseur,
Philippe Houillon avait comme concurrents pour cette
élection Xavier de Roux, ancien radical, et Jean-Luc
Warsmann. Ce dernier n'y perd pas au change, puisqu'il vient
d'être élu vice-président de l'Assemblée, à la place de François
Barroin. Député de la première circonscription du Val-d'Oise
depuis 1993, Philippe Houillon est ancien bâtonnier de
l'Ordre des avocats du barreau de Pontoise et aussi juge titulaire
de la Cour de Justice de la République. Au chapitre des nouveaux
mandats du Palais Bourbon, René Dosière, député PS de l'Aisne,
a lui, été élu vice-président de l'Assemblée nationale, en remplacement
de Jean Le Garrec, député PS du Nord.
Au nom de la délégation pour l'Union européenne du Sénat, le
sénateur Robert del Picchia, représentant les Français
établis hors de France, a déposé le 8 juin un rapport d'information
intitulé la politique européenne d'immigration. Ce rapport analysant
l'historique et les enjeux de la politique communautaire dans
le domaine de l'immigration se penche particulièrement sur le
Livre vert que la Commission européenne a présenté le 11 janvier
dernier sous le titre "une approche communautaire de la gestion
des migrations économiques". L'approche de la Commission
européenne " ne tient pas suffisamment compte de la diversité
des situations des Etats membres " insiste en conclusion
Robert del Picchia.
Philippe Marini, sénateur de l'Oise et rapporteur général
de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des
comptes économiques de la Nation a observé à la veille du discours
de Politique générale de Dominique de Villepin que "la
voie est étroite" pour le gouvernement. "Le Premier ministre
tient sa désignation d'un chef de l'Etat assez largement discréditée
par le résultat du référendum" du 29 mai a-t-il estimé.
Cependant à l'issue du discours de politique général, le sénateur
de l'Oise a salué la "priorité à l'emploi". Quant au recours
aux ordonnances, le sénateur "l'approuve". "C'est une bonne
formule pour que la période de l'été soit bien mise à profit"
a-t-il ajouté.
Lors de la séance publique consacrée au discours de Politique
générale du gouvernement de Dominique de Villepin, le
8 juin dernier, le nom de Laurent Fabius a retenti dans
l'hémicycle du Palais Bourbon. Quand François Hollande
interpellait Dominique de Villepin en ces termes "nous
voici donc face au même Gouvernement (…), avec le Président
de l'UMP en plus sans que l'on sache, lequel de vous deux est
le véritable chef de la majorité", les bancs de l'UMP clamaient
"Fabius, Fabius". Le député socialiste de Seine-Maritime venait
tout juste d'être évincé du poste de numéro 2 du secrétariat
national du PS par François Hollande.
"Le non n'est pas un accident, ni un caprice d'humeur".
Déterminés à faire entendre la voix des Français qui s'est exprimée
lors du vote du 29 mai sur le référendum, 14 députés et sénateurs
UMP ont lancé le cercle parlementaire "Les Républicains". Placés
sous la houlette de Nicolas Dupont Aignan, député-maire
d'Yerres et président de Debout la République, ces parlementaires
sont bien décidés à "contribuer dans la franchise et la loyauté
à l'action de redressement national entreprise par le gouvernement".
Mais attention, précisent-ils, il n'est pas question que cette
"impulsion nouvelle promise par le président de la République
donne lieu à un nouveau replâtrage qui mènerait inexorablement
le pays à la faillite et au désespoir". Les Républicains
invitent donc leurs collègues de l'Assemblée et du Sénat qui
partagent leur vision "à nous rejoindre pour soutenir la
mise en oeuvre de 5 orientations pour l'Europe et des 10 priorités
pour la France" qui devraient être présentées bientôt.
Une surprise qui n'en est plus une. Jack Lang vient d'admettre
qu'il serait "certainement l'un des candidats à la candidature
et les militants décideront". Le député du Pas-de-Calais
l'a annoncé dans le journal allemand Die Welt. Ce n'est qu'au
premier semestre 2006 que les adhérents socialistes se détermineront
sur leur candidat aux présidentielles de 2007. Pour sa part,
François Hollande a affirmé sur une chaîne de radio qu'il
soutiendrait "loyalement et fièrement" le candidat désigné par
le parti.
Nicolas Dupont-Aignan, Député-Maire d'Yerres ; Gilles Bourdouleix,
député-maire de Cholet ; Patrick Labaune, député de la Drôme
; Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes ; Franck Marlin,
député-maire du Plessis-Robinson, François-Xavier Villain, député-maire
de Cambrai ; François Guillaume, ancien ministre, député de
Meurthe-et- Moselle, Jacques Baudot, sénateur de Meurthe-et-Moselle,
Bernard Fournier, sénateur de la Loire, André Lardeux, sénateur
du Maine-et-Loire, Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne
; Jacques Myard, député des Yvelines ; Jérôme Rivière, député
des Alpes-Maritimes.