Réactions européennes "En dépit du coup de semonce français, le processus de
ratification de la Constitution doit se poursuivre dans les
quinze autres états membres qui ne l'ont pas encore fait" Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois
et président en exercice de l'Union européenne
"La teneur du débat en France et le résultat du référendum
renforcent notre conviction que les responsables politiques
nationaux et européens doivent faire davantage pour expliquer
la vraie dimension des enjeux et la nature de solutions que
seule l'Europe peut apporter"
Déclaration du Président du parlement européen Josep Borrell
Fontelles, du Président du Conseil européen, Jean-Claude
Juncker et de José Manuel Barroso, Président de la
Commission Européenne
"Le résultat de ce référendum est un choc pour le processus
constitutionnel mais ce n'est pas la fin. Ce non cinglant ne
signe pas non plus la fin du partenariat franco-allemand dans
et pour l'Europe" Gerhard Schröder, Chancelier allemand
"Nous avons besoin d'une période de réflexion sur l'avenir
de la construction européenne" Jack Straw, Ministre des affaires étrangères britannique
"Le processus de ratification doit continuer" José Luis Zapatero, Premier ministre espagnol
"Dans le plein respect de la volonté démocratiquement exprimée
par les citoyens d'un pays fondateur, j'estime que les procédures
de ratification du traité constitutionnelle doivent se poursuivre
dans les différents états membres de l'Union selon les formes
et le calendrier prévu" Gianfranco Fini, Chef de la diplomatie italienne
"Tous les peuples doivent avoir le droit de s'exprimer. Les
Danois voteront selon leurs propres intérêts, le non français
n'aura pas d'influence sur leur vote. Il faut continuer le processus
de ratification, et à la fin on verra qui a dit non et ce que
l'on fera". Anders Fogh Rasmussen, Premier ministre danois.
Réactions françaises
"Vous avez majoritairement rejeté la Constitution européenne.
C'est votre décision souveraine et j'en prends acte. (…) La
France, pays fondateur de l'Union reste naturellement dans l'Union.
Je tiens à vous dire, à dire à nos partenaires européens et
à tous les peuples de l'Europe, que la France continuera à y
tenir toute sa place dans le respect de ses engagements" Jacques Chirac, Président de la République
"En disant non, les Français nous appellent à des mises en
cause profonde, rapides, vigoureuses. Les Français nous pressent
d'en finir avec nos immobilismes, nos frilosités" Nicolas Sarkozy, Président de l'UMP
"Ce vote traduit surtout l'ampleur de la crise profonde que
traverse notre pays" François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste
"Ce vote sanctionne d'abord et avant tout une gravissime
crise française" François Bayrou, Président de l'UDF
"Il n'y a plus de Constitution, le peuple a dit non massivement,
il faut reconstruire l'Europe sur d'autres bases qui ne sont
pas celles de l'Europe actuelle. Cette victoire annoncée du
non constitue une grande claque à tout un système qui prétend
commander notre pensée et représente un grand décalage entre
le pays institutionnel et le pays réel". Philippe de Villiers, Président du MPF
"Le Président de la République doit tirer les conséquences
normales du résultats de ce référendum en démissionnant".
Jean-Marie Le Pen, Président du Front national
"La journée du 29 mai est une journée historique. En votant
massivement en conscience et avec leur coeur, les Français ont
repris leur destin en main. Ce non vient des profondeurs du
pays" Nicolas Dupont-Aignan, Député et Président de Debout
la République
"Pour l'Europe, c'est un coup d'arrêt. Nous entrons dans
une période d'hiver" Dominique Strauss-Khan, député PS
"C'est une magnifique victoire dont le peuple français peut
être fier" Jean-Pierre Chevènement, Président d'honneur du Mouvement
républicain et citoyen