La parole est à...
L'Europe occupe plus que jamais le devant de la scène. Partisans
et détracteurs du Traité constitutionnel s'affrontent tous les
jours. Parce que les sondages laissent à penser que le non à
toute les chances de l'emporter, à droite comme à gauche l'inquiétude
gagne, pendant que les partisans du non bombent le torse. L'Europe
fait grise mine. Du coup, les partisans du oui se mobilisent.
Le président de la République est descendu dans l'arène et compte
bien intervenir encore. De France, d'Europe et de l'étranger,
les appels se multiplient. De Chine même. Jean-Pierre Raffarin
en déplacement à Pékin a ainsi appelé les jeunes à voter en
faveur du traité constitutionnel. En France, après Valéry Giscard
d'Estaing qui s'est octroyé une liberté de parole en contradiction
avec son statut de juge constitutionnel, Simone Veil a souhaité
elle aussi se lancer dans la bataille en se mettant en congé
du Conseil constitutionnel. Le débat passionne. Tout le monde
veut son temps de parole. Avec le risque d'une certaine cacophonie
?
A. de Font-Réaulx