La mission parlementaire sur les OGM vient de rendre son
rapport
Placée sous le signe de "l'impartialité et de la transparence",
la mission d'information parlementaire "sur les enjeux des
essais et l'utilisation des OGM" a entendu pas moins de
136 personnalités du monde scientifique, des différentes agences
françaises, mais aussi des experts, des représentants des organisations
agricoles ainsi que des défenseurs de l'environnement, avant
de rendre son rapport le 14 avril dernier. Dépassant le simple
cadre de l'étude de la transposition en droit français de la
directive européenne 2001/18 relative à l'information et la
consultation du public lors d'expérimentation en champs, la
mission a étendu son investigation. "Face à ce sujet difficile
et complexe, nous nous devions d'étudier tout ce qui a trait
aux OGM" explique le rapporteur de la mission, Christian
Ménard (UMP - Finistère).
Présentés en cinq grands chapitres, la réflexion des membres
de la Mission a ainsi porté sur l'aspect sanitaire, l'environnement,
l'encadrement juridique et le contrôle administratif, les enjeux
économiques ainsi que l'information e la population et des consommateurs.
Pour formaliser les conclusions de ses travaux, la mission énonce
dans le rapport soixante propositions aux pouvoirs publics.
"Ce nombre important montre bien les aspects complexes que
revêt ce dossier" ajoute Christian Ménard. Une information
qui pourrait se révéler utile alors même que le gouvernement
envisage de légiférer rapidement sur le sujet.
A l'unanimité, la mission, présidée par Jean-Yves Le Déaut
s'est prononcée à une très large majorité pour la poursuite
des recherches et notamment des expérimentations en plein champ
de plantes transgéniques mais de manière "très encadrée".
En réponse, José Bové à lancé un ultimatum aux pouvoirs
publics exigeant l'arrêt total de toute expérimentation sur
les OGM avant le 18 juin. Faute de quoi, "tous les faucheurs
volontaires de France iraient détruire toutes les expérimentations
OGM de France".