Lors de la remise des Prix TERRITORIA 2004 à la présidence du
Sénat, Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique
et de la Réforme de l'Etat avait dit : "Innover, c'est bien,
mais permettre aux autres de profiter de l'expérience, c'est
encore mieux".
Depuis 1986, l'Observatoire TERRITORIA s'efforce de faire connaître
les réalisations innovantes des collectivités territoriales
et organise des ateliers d'échange et de transfert d'expérience
entre elles.
Depuis plusieurs années, un Prix TERRITORIA récompense les politiques
de communication publique locale novatrices. Dans ce domaine,
l'appel à dossiers 2004 a permis de sélectionner des dossiers
particulièrement intéressants, dont deux ont été salués par
le Jury.
"Made in Jura" : le label du développement
économique
Pour favoriser l'économie et faire évoluer l'image du département,
le Conseil général du Jura a imaginé une vaste campagne de communication
multi supports. Appuyée sur ses nombreuses implantations industrielles,
son faible taux de chômage, ses savoir-faire anciens et originaux,
sa capacité à innover et une bonne utilisation des nouvelles
technologies, la communication, très professionnelle, se décline
tout au long de l'année sur les supports existants, utilise
les manifestations extérieures et crée ses propres évènements.
Le logo "Made in Jura" signe chaque action, de l'organisation
d'un Grand Prix (39 entreprises mises en valeur et l'édition
d'un superbe livre) et d'un Salon (110 entreprises, 35000 visiteurs)
à la présence du département dans toutes les expositions et
autres manifestations, y compris le Tour de France. Un réseau
de conseils aux jeunes créateurs et un portail Internet pour
les entreprises jurassiennes complètent le dispositif, pour
un budget de 150 000 € par an. Contact : Joël Simon - jsimon@cg39.fr
Le Conseil général du Val d'Oise
a choisi de "faire campagne pour les services de proximité",
thème d'actualité s'il en est, dont la communication doit relever
un vrai défi : informer, promouvoir et valoriser les métiers
de l'aide à domicile pour lesquels le recrutement de personnel
est difficile alors que la demande est de plus en plus forte.
De juin à août puis en octobre la campagne du Val d'Oise a utilisé
de multiples supports. Affichage, bus, fiches horaires SNCF
et encarts presse ont décliné des visuels accrocheurs accompagnés
de slogans forts et directs : "Vous pensez que le nombre de
demandeurs d'emplois augmente ? Le nombre d'employeurs aussi"
; "C'est étrange de travailler 2 heures le lundi et 6 le mardi
! sauf si vous l'avez décidé". Résultat plus de 300 appels qualifiés
au N°Indigo pour les emplois de l'aide à domicile. Contact : Jean-Michel Roullé - jean-michel.roulle@valdoise.fr
* L'Observatoire TERRITORIA, actuellement présidé par monsieur
Christian PONCELET, président du Sénat, est la première banque
nationale de données sur l'innovation dans les collectivités
territoriales et organise chaque année, depuis 1986, le Prix
TERRITORIA. Pour en savoir plus : www.territoria.asso.fr
En bref
Nom de nom
L'Ille-et-Vilaine (Bretagne) et l'Ariège (Midi-Pyrénées) n'en
peuvent plus. Problème de reconnaissance, de notoriété, "pas
assez vendeur", leur nom ne convient plus à l'air du temps.
Elles veulent en changer et devenir Haute-Bretagne et Ariège
Pyrénées. L'argument avancé est souvent celui de l'intérêt économique.
Un nouveau nom faciliterait bien des choses au niveau touristique
et commercial. Mais débaptiser un département n'est pas chose
aisée. Depuis la création des départements en 1790, moins d'une
dizaine ont obtenu un changement de nom. Le dernier en date
est le département des Côtes-du-Nord qui a changé sa dénomination
pour Côtes d'Armor en 1990. Le changement a tout de même nécessité
30 ans de procédure. La bataille est donc loin d'être gagnée
et c'est à la commission de révision des noms au ministère de
l'Intérieur de plancher sur le dossier. Une commission qui a
la réputation d'être extrêmement stricte. La crainte est de
connaître alors une inflation des changements de nom et de créer
ainsi une certaine instabilité.
Villes moyennes
Les 2 et 3 juin prochains se tiendront à Antibes les 2èmes Assises
nationales des Villes moyennes et de leurs communautés sur le
thème "Stratégie de développement et partenariat territorial".
Les villes moyennes représentent aujourd'hui 200 communes et
160 intercommunalités, soit plus de 12 millions d'habitants.
Organisées par la Fédération des maires et villes moyennes (FMVM),
ces assises réuniront élus, agents territoriaux, représentants
de l'Etat et experts. A cette occasion, les maires et présidents
de communautés formuleront des propositions pour une stratégie
d'avenir et de développement en vue d'un futur Comité interministériel
de l'aménagement et du développement du territoire (CIADT) sur
les villes moyennes qui devrait se tenir au second semestre
2005. Mi mars, le programme définitif des assises sera rendu
par le conseil d'administration de l'association.