A 75 ans, Jacques Borel continue de se battre pour réduire
la TVA dans la restauration. Cette année sera décisive pour
les négociations en cours avec les derniers ministres européens
rétifs sur le projet de baisse à 5,5 %.
Il y a plus de 35 ans déjà, en 1967, Jacques Borel obtenait
la baisse de la TVA de 15 % à 6 % pour les hôtels et la restauration
collective en France. Il est l'un des hommes à l'initiative
de la création du ticket restaurant et du développement de la
restauration rapide dans l'Hexagone. Il fut d'ailleurs un grand
patron de chaînes regroupant jusqu'à 700 restaurants et plus
de 10 000 employés.
Pourquoi la TVA à 5,5 % ?
Depuis 4 ans, Jacques Borel a repris son cheval de bataille
pour réduire la TVA dans les restaurants français à 5,5 %, non
sans contrepartie. Il a proposé au gouvernement français, qui
défend son projet depuis 2002 auprès de Bruxelles et des ministres
européens du conseil Ecofin, un marché "donnant-donnant". Les
profits tirés de cette baisse des taxes seront réaffectés, d'après
Jacques Borel, comme suit :
1/3 des profits seront consacrés à une baisse
du prix des menus de 5%
1/3 seront employés à augmenter les salaires
de 10%
1/3 alimenteront les budgets d'investissement
concernant par exemple les améliorations de décoration, les
équipements sanitaires des cuisines, les toilettes à la disposition
des clients.
Une promesse dont l'application par tous les restaurateurs ne
peut être garantie, mais à laquelle le président du "club
TVA" croit pour une raison simple. D'après lui, les professionnels
savent très bien que l'on ne peut créer du volume autrement
qu'en baissant les prix, "en investissant par exemple".
Jacques Borel annonce avec ambition la création de 100
000 emplois grâce à cette mesure.
5,5% au 1er janvier 2006
Pour respecter ce calendrier, l'année 2005 sera décisive pour
Jacques Borel. Il reste 6 ministres de l'UE à convaincre
pour permettre aux pays européens qui le souhaitent de baisser
leur TVA sur la restauration à 5,5%. Le Danemark, la Suède et
la Finlande restent réfractaires en raison du déficit budgétaire
de la France récemment hors critères de convergence. Avec un
budget français prévoyant 2,9 % de déficit en 2005, Jacques
Borel espère ne plus avoir qu'à convaincre la Slovénie,
la Slovaquie et la Tchéquie. C'est accompagné de son Club TVA,
créé en septembre 2000 et fort de 43 membres du secteur de la
restauration et de l'hôtellerie, qu'il ira en ordre de bataille
prêcher la bonne parole. Le 17 janvier dernier, il donnait une
conférence de presse pour préparer sa nouvelle année de négociation
avec les ministres des finances du Conseil européen Ecofin.
Avec bon espoir de parvenir à ses faims/fins, d'ici 2006.