Rexecode, le Centre de Recherche pour l'expansion de l'économie
et le développement des entreprises dresse le bilan 2004 et
les perspectives 2005 de l'industrie française.
"Une année de reprise molle dans un contexte international
très dynamique", c'est ce qu'on pu constater les experts
de Rexecode. Et même si après trois années successives de tassement
de l'activité industrielle, une reprise s'est amorcée dès 2003,
"celle-ci reste de faible ampleur". La valeur ajoutée
de la branche de l'industrie progresse de 2% en moyenne annuelle
en 2004 et peine plus vite que sa croissance annuelle moyenne
sur une longue période (1,8% par an entre 1980 et 2003). Du
côté des produits industriels, la croissance des exportations
a été de 4,1%, très en retrait de la croissance de la demande
mondiale adressée à la France (tous type de biens confondus)
qui est ressortie à 7,8%. A l'inverse, on note une progression
des importations en volume de 8,4% en 2004. "L'accélération
de la pénétration du marché intérieur par les importations comme
les performances toujours décevantes des exportations industrielles
illustrent les faiblesses de la compétitivité française"
regrette Rexecode. Ce constat pessimiste s'assombrit encore
plus lorsque l'on sait que "les performances françaises à
l'exportation continuent de s'inscrire très en retrait des exportations
européennes".
Toutefois, du côté prospectif l'horizon s'éclaircit quelque
peu. Après quelques hésitations en fin d'année dernière, l'activité
industrielle apparaît comme encore relativement bien orientée
au début 2005. Une dynamique qui s'appuie sur la progression
de la consommation des ménages en produits facturés même si
cela ne concerne qu'un nombre réduit de produits (électronique
essentiellement). Pour Rexecode, "l'avenir de la reprise
en 2005 passera par l'aptitude à enrayer le recul des parts
de marché des exportations françaises et à restaurer une compétitivité
qui s'est fortement dégradée au cours des cinq dernières années".