"Où va la Russie ?" - Journée d'études organisée par
la FRS - 9 mars 2005 - Maison de la Chimie - www.frstrategie.org
- Contact : Marylène Pion au 01 43 13 77 69 / m.pion@frstrategie.org
"Mondialisation : Diabolisation et mythes ? Réalité des chances
et des risques ? Pour qui ?" - Petit déjeuner débat avec
Michel Camdessus organisé par Géostratégie 2000 - 10 mars 2005
au restaurant du Sénat
"Le logement : l'heure des choix" - 44 ème Forum d'Iéna
organisé par Regards international - 17 mars 2005 - Conseil
Économique et Social - www.regards-international.com - Contact
Béatrice Pomme au 01 45 78 36 00 - forums@regards-international.com
Hôpital public : quel avenir ? - Colloque organisé par
l'Ifrap - 23 mars 2005 de 17h à 20h30 - Assemblée nationale
- Tél. : 01 42 33 29 15
"Ville et transport : innover pour surmonter les contradictions"
- Colloque annuel d'Avenir Transports - 7 avril 2005 - Ministère
de la Recherche - Colloque organisé par Regards international
en partenariat avec la Revue Parlementaire - www.avenir-transports.org
- Contact : Pascal Abadie au 01 45 78 36 14 - avenirtransports@regards-international.com
ECOLE
"Allons enfants de la Patrie…". La Marseille bientôt
enseignée à l'école ? C'est en tout cas ce qui pourrait se produire
si l'amendement du député Jérôme Rivière est repris au
Sénat lors de l'examen du projet de loi Fillon. L'enseignement
à l'école de l'hymne national fait régulièrement parler de lui.
Déjà en 1985, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre
de l'Education avait tenté - vainement - d'imposer son apprentissage.
Peine perdue. Ses détracteurs avaient alors parlé d'un chant
"guerrier" et même "xénophobe". En 2002, sur le projet de loi
Justice de Dominique Perben, l'amendement - refusé -
de Pierre Albertini (UDF) avait proposé que La Marseillaise
soit enseignée aux élèves à l'école élémentaire. Aujourd'hui
le député Jérôme Rivière explique que son amendement
vise à "transmettre à chaque élève l'histoire d'un peuple
uni, autour des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité,
l'histoire d'un peuple qui n'a jamais cessé de se battre pour
gagner la liberté".
HAUSSE DES COLLABORATEURS DE CABINET
Selon une étude du Guide du Pouvoir, les effectifs des cabinets
ministériels ont connu une augmentation de 30% au cours de ces
vingt dernières années. "Avec 687 membres en ce début 2005,
les cabinets ministériels du gouvernement Raffarin enregistrent
l'un des records de la Vème République, seul le gouvernement
en 1990 en avait rassemblé davantage, avec 700 membres"
est-il écrit dans cette étude. Record des records, Hervé Gaymard
à Bercy avec 51 collaborateurs (57 pour le Premier ministre),
soit une hausse de 220% par rapport au cabinet de Jacques
Delors en 1984 qui comptait 16 membres. Nicolas Sarkozy
au même poste employait 41 collaborateurs.
STATISTIQUES
+9% c'est le chiffre avancé par l'Insee pour les créations
d'entreprises en 2004. Selon cette étude ce sont 320 000 entreprises
qui ont été créées ou reprises en 2004, soit une progression
de 9%. Une hausse qui confirme celle de 2003 (+8,7%). "La
hausse concerne en particulier l'immobilier, la construction,
les industries agroalimentaires et les services aux entreprises
; ces derniers concentrent à eux seuls près de 20% des créations
d'entreprises" note l'Insee.
INCIVILITÉS : LA POSTE OUVRE LE DÉBAT
"Incivilités et la relation client" tel était le thème
choisi par La Poste pour son premier "grand débat citoyen"
qui s'est tenu à Strasbourg le 25 et 26 février. Avec 3,5 millions
de clients chaque jour dans ses 17 000 points de contact avec
le public, La Poste et les postiers sont particulièrement exposés
à ce phénomène de société que sont les incivilités. Cela va
des dégradations aux insultes en passant par les menaces jusqu'à
l'agression physique. Autant d'incidents qui ne rentrent pas
dans les statistiques mais qui rendent la vie au travail difficile,
"parfois même douloureuse" explique-t-on à La Poste.
Aussi pour tenter d'apporter une réponse à ce qui est devenu
un enjeu de société tant pour son côté humain qu'économique,
La Poste a lancé une démarche de "consultation publique".
Ce débat public du 25 et 26 février à Strasbourg est le fruit
d'un long travail d'échange, de dialogue et de réflexion entre
clients, postiers, médecins du travail, organisations syndicales,
élus locaux, police, justice, psychologue et sociologue. Pour
La Poste ce débat public est une première : l'organisation d'un
tel débat citoyen "est la forme moderne de la démocratie
participative qui consiste à recueillir avis et propositions
d'un panel de citoyens" informés "pour éclairer les décisions
des acteurs publics sur une question de société controversée".
Plusieurs centaines de personnes étaient présentes pour interroger
le président de La Poste Jean-Paul Bailly avec pour objectif
"de dessiner des solutions, des pistes d'action qui pourront
être déployées sur l'ensemble du territoire" indique-t-on
à La Poste.
LANGAGE ADMINISTRATIF
Le 17 février, le Secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat Eric
Woerth a officiellement lancé "le Petit décodeur",
un dictionnaire de 3 000 mots de l'administration traduits en
langage clair. L'ouvrage est la version grand public d'un lexique
administratif (voir RP 876) distribué aux agents de l'administration.
Il est le résultat de la collaboration entre les dictionnaires
Le Robert et le Comité d'Orientation pour la simplification
du langage administratif (COSLA). Pour Eric Woerth, cet
ouvrage est "la partie émergé de l'iceberg de la réforme
de l'Etat. Ce que je souhaite c'est créer une administration
de confiance et faire en sorte de limiter la paperasserie".
Ce dictionnaire apparaît d'ailleurs pour Yves Duteil
comme "l'expression d'un changement de posture de l'administration".
Alors un dictionnaire, certes mais "un dictionnaire bilingue
franco-français" souligne Alain Rey, directeur de
la rédaction des dictionnaires Le Robert qui dénonce la langue
de l'administration comme une langue étrangère, "une langue
de fer". Pour autant, ce dictionnaire n'est qu'une étape.
"On ne va pas s'arrêter là" lance Eric Woerth,
"le travail est constant. C'est un état d'esprit que l'on
veut développer" précise- t-il en conclusion de ce lancement.
Le petit décodeur - Editions Le Robert - 5 € - 95 pages
PAMPHLET
Imprimé à 20 000 exemplaires, le livre noir de Paris ou "Le
Paris perdu de Bertrand Delanoë" est "un ouvrage
militant" insiste Claude Goasguen, député de Paris.
Écrit par le Groupe UMP de Paris, il a pour objectif de dénoncer
"les discours démagogiques" de Bertrand Delanoë.
Invité récemment par la Fondation Concorde, Claude Goasguen
a tiré à boulets rouges sur le maire de Paris. Dans cet opuscule,
il dénonce pêle-mêle divers aspects de la politique de la ville
de Paris : plan de circulation, logement, budget du cabinet…
"Le bilan du maire est désastreux" estime le patron de
l'UMP à Paris, "il n'y a rien de commun entre les discours
et la réalité" ajoute-t-il dénonçant un Bertrand Delanoë
présenté comme un brillant politicien mais qui "joue trop
souvent au roi soleil". Autant dire que le maire n'a pas
apprécié. Pour autant au-delà de la critique, le passage à l'alternative
semble être un exercice plus difficile à réaliser. Un deuxième
volume consacré à d'autres thèmes comme celui de la propreté
est à paraître prochainement.