Libéralisation mais pas révolution
Les collectivités territoriales sont devant le fait accompli
depuis le 1er juillet 2004 : il va falloirtout changer dans
la gestion de leur énergie. Un poste qui occupe 3 à
5% de leur budget aujourd'hui. Nouveaux concurrents, code des
marchés publics, évaluation de la consommation,
satisfaction des consommateurs-électeurs, les défis
sont nombreux pour les collectivités locales qui devront
s'adapter aux nouvelles procédures et contenter leurs
administrés. Les interrogations, les incertitudes voire
les angoisses sont à l'ordre du jour, plus de six mois
après l'ouverture. Si la continuité du service
public n'était plus garantie par les nouveaux prestataires
? Si les infrastructures telles les centrales nucléaires
venaient à neplus être si bien entretenues ? La
responsabilité de ces manquements ne pourrait-elle pas
retomber sur les collectivités locales ? Compte tenu
des risques qu'il y a à changer d'opérateur et
de l'adaptation nécessaire aux nouvelles règles
de la concurrence, les collectivités ne sont pas toujours
prêtes à "lâcher" leurs anciens
champions hexagonaux dans l'heure. La France ferait-elle de
la résistance à la libéralisation ? Non,
mais ce n'est pas encore la révolution...
Catherine Laurent