L'Affaire devrait faire grand bruit. Une affaire qui vise la
première société foncière côtée en France, la société GECINA
(17 000 appartements privés à Paris et en région parisienne).
GECINA est mise en cause par la société Huet Holdings
qui lui reproche des procédés qui l'ont conduit à une "captation
de l'immobilier parisien au profit d'intérêts privés". Entre
1999 et 2003, GECINA et sa filiale SIMCO auraient ainsi vendu
plus de 12 000 logements, principalement situés dans des immeubles
haussmanniens à des prix défiants toute concurrence au profit
de bénéficiaires, "parfois cachés sous de simples coquilles
off-shore logés dans des paradis fiscaux" a expliqué Michel
Conin, le président de Huet Holdings à la Revue Parlementaire.
Avec les cessions en cours, ce sont ainsi pas moins de 15 000
logements et près de 50 000 parisiens qui seraient concertés.
Or, ces cessions qui "auraient dû être génératrices de fortes
plus-values n'ont semble-t-il pas améliorés ni les fonds propres
ni les dividendes des sociétés SIMCO et GECINA". Ainsi,
toujours selon Huet Holdings, "du fait de ces ventes
portant sur la moitié de leur patrimoine résidentiel parisien,
et du fait de ces décaissements, c'est un montant de l'ordre
de 3,5 milliards d'euros qui a été soustrait du patrimoine de
GECINA/SIMCO au profit de bénéficiaires non identifiés".
Michel Conin, directeur de Huet Holding a souhaité alerter
la représentation nationale "au regard de l'ampleur des fraudes
et de leur impact humain". Il remettra à chacun des parlementaires
français, un dossier comprenant l'ensemble des pièces du dossier
le 6 octobre prochain. Enfin, une plainte contre X a été déposée
auprès du doyen des Juges d'instruction du pôle financier de
Paris pour "distribution de dividendes fictifs" le 29
septembre. Joint par téléphone, la direction de GECINA n'a pas
souhaité faire de commentaires et réservera ses réponses à la
justice.