Entre boire et déboires
Depuis déjà plusieurs années, la filière viticole tente d'alerter
les pouvoirs publics sur la crise qu'elle traverse. "Les
clignotants sont au rouge" signalait déjà en 2002, le sénateur
Gérard César (UMP- Gironde), auteur avec Gérard Delfau
(RDSE-Hérault) d'un rapport sur l'avenir de la viticulture.
Les choses ne se sont pas améliorées depuis. A la baisse de
la consommation, à la concurrence des vins du nouveau monde,
s'ajoute des difficultés de communication rencontrées par les
professionnels du vin. Montrée du doigt, selon certains, la
loi Evin depuis 1991 pénaliserait toute la filière en faisant,
entre autres, des amalgames avec les alcools forts. Après différentes
rencontres entre élus, associations et ministères concernés,
le Premier Ministre a demandé qu'on lui présente un Livre blanc
sur le sujet. Ce document qui devait être remis fin juin, et
qui le sera finalement que fin juillet, aborde plusieurs pistes
de réflexions et propositions comme celle d'une communication
renforcée sur la qualité du produit, "tout en associant la
filière viticole à la prévention et à la valorisation de la
modération" explique Alain Suguenot (UMP-Côte d'Or),
coordinateur du Livre blanc. Un message en faveur de la modération
qui permettrait d'assurer le développement de la filière tout
en respectant les enjeux de santé publique. La Revue Parlementaire
s'est penchée sur le sujet. A.de F.-R.