6 juin 2000, la parité s’inscrit durablement dans la constitution française :
« la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats
électoraux et fonctions électives ». Dix ans après, qu’en est-il ? Les
textes existent et sont reconnus par l’ensemble de la classe politique
mais la réalité semble tout autre.
La loi du 6 juin 2000 fixe aux partis
politiques l’obligation de parité des
candidatures dans les scrutins de liste
et impose des sanctions financières uniquement
à ceux qui ne respecteraient pas
la règle pour les élections législatives. Avec
seulement 18,9% de femmes député la
France décroche la 65ème position mondiale
dans le classement établi par l’Union interparlementaire
(UIP) qui compare le pourcentage
de femmes élues au sein de la
chambre basse des parlements nationaux.
"Je défends la suspension de l'ensemble de
la dotation publique pour les partis ne se
conformant pas au principe de parité"
Brièvement, quel regard portez-vous
sur les dix ans de la parité ?
Était-il légitime de légiférer pour affirmer
l’égale capacité des hommes et des
femmes à assumer des responsabilités
politiques ? Une décennie après la loi
du 6 juin 2000, force est de reconnaître
que le bilan de la parité aux scrutins uninominaux
est plus que mitigé.
Dans un rapport intitulé « Il
faut sauver la parité »,
Michèle André (soc., Puyde-
Dôme), présidente et
rapporteure, formule neuf
recommandations adoptées
à l’unanimité par la délégation
aux droits des femmes,
au nombre desquelles
figure l’instauration d’un
« scrutin binominal paritaire
» pour l’élection des
conseillers territoriaux et
l’extension aux exécutifs
des conseils généraux de la
loi du 31 janvier 2007 qui
favorise la parité dans les
exécutifs régionaux et municipaux.