Déchets et décharges dans les pays pauvres :
après le “1% eau”, le “1% déchets” ?
Entretien avec Xavier Breton, Député de l’Ain
Pour faire face à la question grandissante de la gestion des
déchets dans les pays pauvres, et des multiples problèmes
qu'elle génère, Xavier Breton a présenté une proposition de
loi* qui vise à permettre aux collectivités territoriales et à
leurs groupements de consacrer une partie de leur budget au
financement d’actions de coopération internationale en
matière de gestion des déchets
Dans quel
contexte
s’inscrit
votre proposition
de
loi ?
L’idée est
venue au
départ d’un
constat et
d’une prise de conscience. Nous
sommes tous horrifiés par les articles
et les reportages réalisés sur ces
gigantesques décharges puantes et
toxiques que l’on trouve aux abords
des bidonvilles. Comment peut-on
accepter que des familles et des
enfants vivent dans des conditions
sanitaires aussi désastreuses ?
D’autant plus que l es populations
concernées sont également victimes
d’activités et de trafics de récupération
et de recyclage organisés dans des
conditions inhumaines et intolérables.
A partir de ce constat plutôt
effrayant, nous devons nous poser la
question de savoir comment les aider
et l’idée est venue de la faculté donnée
il y a quelques années aux collectivités
d’aider les pays pauvres
en matière d’eau.
Dans ce qui est présenté
comme un « Guide d’aide à
la décision » destiné aux
collectivités territoriales, la
mission d’information du
Sénat, sous la présidence
de Dominique Braye (UMP,
Yvelines) plébiscite le
compostage et réhabilite
l’incinération pour le
traitement des déchets
ménagers.
Responsable de la collecte et de
l’élimination des déchets produits
sur leur territoire, les collectivités
territoriales doivent conjuguer
cette contrainte avec les
nouveaux objectifs de collecte et de
recyclage édictés par la loi Grenelle
1. Le Guide d’aide à la décision des
sénateurs permet faire un point sur
les différentes solutions qui s’offrent
aux autorités locales.