Successeur de Didier
Migaud à la
présidence de la
Commission des
finances, Jérôme
Cahuzac entend jouer
à fond la carte du
contrôle de l’action
gouvernementale. Un
bon atout pour le
Parti socialiste en
reconstruction.
De la chirurgie d’implantation
des cheveux à la présidence de
la Commission de finances, le
parcours de Jérôme Cahuzac a de
quoi surprendre : « ça ressemble à tout
sauf à un plan de carrière », explique
l’intéressé. Entré en politique à la
faveur de nombreux « hasards », il
devient une personnalité en vue à
gauche, occupant à l’Assemblée un
siège stratégique s’il en est. Jérôme
Cahuzac n’a pas pour habitude de
mâcher ses mots. Quand il s’exprime,
il manifeste le don d’une certaine
aisance oratoire et d’une efficacité soulignée
par de nombreux médias : « style
offensif », « tribun »… Il est entré de
plein pied dans le contrôle de l’action
gouvernementale, fonction qu’il qualifie
de « rugueuse » mais à laquelle il
semble se frotter volontiers.