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Imaginer de nouvelles
sources de financement
pour les collectivités locales
Par Olivier Régis, Délégué Général du FORUM
pour la Gestion des Villes
et des Collectivités
Territoriales
Avec un certain retard, les collectivités
sont touchées par la crise financière.
Tout d’abord parce-que les finances
de l’Etat ne permettent plus de compléter ou
de subventionner certains projets qui jusquelà
bénéficiaient naturellement des transferts
de l’Etat. Ensuite parce-que les recettes liées à l’immobilier
(droits de mutation) ont fortement reculé pour les
départements et les communes. Enfin, parce-que les
dépenses à caractère social sont en forte hausse. A ces
trois facteurs conjoncturels mais profonds, il faut ajouter
une constante très forte, à savoir la difficile optimisation
des ressources humaines, première dépense de fonctionnement
des collectivités.
Comment remédier à ces facteurs conjoncturels et structurels
? Sur les aspects conjoncturels, les collectivités peuvent
compenser ces baisses de recettes par une légère hausse de
leur endettement et/ou de la fiscalité le temps que la croissance
revienne. Sur les questions structurelles, il sera très
difficile d’optimiser la masse salariale même si nous assistons
à une explosion des contractuels au détriment des statutaires.
Un accroissement de la mobilité, une meilleure
évaluation des compétences peuvent apporter quelques
réponses. Elles ne pourront à eux seuls offrir les mêmes outils
dont disposent les entreprises.
Il reste donc à inventer de nouvelles sources de financement
et à se tourner notamment vers les entreprises
qui peuvent pour de nombreuses opérations apporter du
mécénat mais aussi pour les investissements des partenariats
publics-privés.
Les freins au développement de ces deux nouvelles offres
sont profondément liés à une très faible définition des
besoins et à des discussions suffisamment ouvertes entre
le secteur public et le secteur privé pour offrir de véritables
solutions plus économes et plus innovantes pour
les villes et donc in fine pour les contribuables citoyens.
Le maire doit devenir dans cet esprit un véritable chef de
projet ouvert sur les préoccupations des citoyens mais
aussi les nouvelles techniques offertes par les entreprises.
Les craintes de voir les entreprises jouer un rôle de plus
en plus fort dans la gestion locale ne sont pas encore
levées mais doivent être repoussées pour permettre aux
nouvelles technologies de pénétrer la gestion locale et de
rendre la ville plus intelligente. ¦