Bernard Accoyer, président de
l’Assemblée était l’invité de la
Presse parlementaire.
Eric Woerth et le conflit d’intérêt :« S’agissant du trésorier de l’Ump qui est
aussi membre du gouvernement, doit-il démissionner
? Ma réponse est claire : c’est non. Il
est bien évident que cette polémique a été
ouverte parce que le ministre des affaires
sociales et du travail est en charge d’un dossier
emblématique particulièrement important
(…) Il s’agit, avec les attaques dont il est
l’objet, d’une manoeuvre politique. Mais je
pense qu’à l’avenir, lorsque le trésorier d’un
parti politique rentrera dans un gouvernement,
il faudra se souvenir que cela peut être
la source de polémiques ».
La publicité des travaux des Commissions
: « Elle est en train de se mettre en
place progressivement. Mais les présidents de
commission redoutent que les débats, si ils sont
publics, prennent un côté théâtral. Au fil du
temps, cette crainte finira par disparaître.
Personnellement, je suis favorable à ce qu’on
évolue vers la publicité des travaux en commission.
Mais le règlement a prévu que c’était
du ressort des présidents de commissions ».
Inflation législative : « Tous les gouvernements
légifèrent trop. C’est physiologique.
Mais j’ajoute qu’avec les possibilités nouvelles
qui ont multiplié par trois les capacités pour
les groupes d’opposition de faire des propositions
de loi ou la semaine d’initiative législative
qui permet au groupe majoritaire de
présenter des textes, le Parlement lui-même
s’adonne à une activité législative propre qui
devient importante, allant même parfois
jusqu’à adopter des textes dans des domaines
réglementaires ou même des lois parfaitement
redondantes. Le mal est profond ».
Députés twitteurs : « Les nouvelles technologies
sont là, il faut s'en féliciter, elle font circuler
l'information de manière de plus en
plus rapide. Mais elles ne peuvent remettre en
cause le respect du huis clos lorsque l'Assemblée
ou une commission décide de siéger à
huis clos. Cette question sera mise à l'ordre du
jour de l'Assemblée nationale ». ¦