Les entreprises de taille intermédiaire au coeur
d’une nouvelle dynamique de croissance
Par Bruno Retailleau, Sénateur de Vendée
Bruno Retailleau, Sénateur de la Vendée, a
remis le 17 février au Premier ministre les conclusions
de son rapport sur les entreprises de taille intermédiaire
(ETI). Définies par un nombre de salariés compris entre
250 et 5000, un chiffre d’affaires inférieur à 1,5
milliard d’euros et un bilan maximal de 2 milliards,
ces ETI comptent 4700 représentantes
dans l’Hexagone. Elles sont deux fois moins nombreuses qu’en Allemagne et en
Grande-Bretagne. L’objectif
est de permettre leur développement car « elles représentent de vrais atouts
pour l’économie française »...
La faiblesse de l’économie française
tient au fait que les ETI sont deux fois
moins nombreuses en France qu’en
Angleterre ou en Allemagne. Plus
inquiétant : leur nombre ne progresse
pas et le tissu des PME se renforce, ces
dernières ne parvenant pas à franchir
les seuils spécifiques aux ETI*. Elles se
heurtent à un “plafond de verre” :
réglementation contraignante, charges
sociales et fiscales lourdes...
La faiblesse française dans le secteur du
commerce extérieur vient certainement
du fait que nous manquons d’ETI. Elles
présentent pourtant un fort potentiel
d’exportation. L’Allemagne, qui a su
favoriser leur développement, gagne
par là même en compétitivité. Si nous
voulons doper la croissance française,
nous devons favoriser leur émergence.