Après quatorze
années passées
dans le public,
Karine Blouët
plonge dans un
secteur en pleine
mutation. Secrétaire
générale du groupe
M6 depuis deux
ans, elle tient le
challenge attendu
depuis le début de
sa carrière : un
poste opérationnel,
des enjeux de taille.
La liste de ses hobbies, figurant sur
l’annuaire des polytechniciens, a
quelque chose de trompeur : labradors
paresseux, piano, surf… Surprenant
pour celle qui a plutôt comme devise :
“être opérationnelle”. Attirée par la
recherche dans ses années d’étudiante,
elle ressent rapidement le besoin d’une « activité
plus cadencée » et de « concret ». Non
qu’elle néglige la réflexion ou le travail de
fond, mais ce besoin si clairement énoncé :
« faire quelque chose qui sert à quelque chose »
est une aspiration dont elle découvre la prégnance
en faisant ses premières armes à Bercy.
Elle y passe neuf ans, suivant un cursus classique
pour une diplômée de l’X et de l’Ensae.
Ce passage dans l’administration est « très formateur
»…Un qualificatif employé sans arrières
pensées mais qui en dit long sur son ambition :
« passer de la réflexion à la pratique ».
Cette occasion lui est donnée au moment où
Jean-Pierre Raffarin remplace Lionel Jospin.