Invité de la Presse parlementaire, comme président du
Nouveau Centre, Hervé Morin a précisé sa position sur
le débat autour du sigle « UDF ». « Parce que nous sommes
les seuls à porter l’héritage politique de l’UDF, il est naturel
que nous nous interrogions sur le fait de reprendre ce sigle
qui a été abandonné dans un hangar à Villepinte en novembre
2007 ». Mais Hervé Morin veut être sûr qu’il n’y a pas dans
ce débat un soupçon de nostalgie. « Je souhaite que nous portions
au Nouveau Centre un humanisme moderne et que nous abordions
certains sujets avec une réelle modernité, comme celle portée dans les premiers
temps du septennat de Valéry Giscard d’Estaing Cette modernité
là, je crois qu’elle existe encore. A travers le sigle UDF, je veux être certain
que nos concitoyens l’apprécient de la même façon, pas comme une nostalgie,
comme un vieux sigle que l’on recycle » explique-t-il. Sur cette histoire
de sigle, un questionnaire a été adressé à toutes les fédérations, à
qui il a été également demandé d’organiser un débat. Le retour des questionnaires
est attendu début avril - « après les élections pour ne pas polluer
les régionales avec une question interne » -. Se tiendra ensuite une grande
réunion sur le sujet avant notre congrès du mois de juin « où nous déciderons
de la marche à suivre ».
Quant au MoDem, en comité restreint, Hervé Morin n’a pas mâché ses
mots, soulignant « le poids personnel de François Bayrou » mais avec « le
problème qu’au MoDem, il n’y a plus personne ». ¦