Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy et la volonté de réformer à tout va
du gouvernement, les textes de loi ne cessent d’affluer au Parlement. Députés et
sénateurs sont invités à légiférer et à voter souvent dans l’urgence. Un procédé qui a le
don d’en exaspérer plus d’un.
La mode est à la contestation
lorsqu’il s’agit d’évoquer le programme
législatif et le travail
parlementaire surchargé de ces derniers
mois. De plus en plus de voix,
toutes tendances confondues, se
font entendre pour critiquer les
méthodes du gouvernement dans
son rapport avec le législatif. En
ligne de mire, la multiplication de
l’utilisation de la procédure accélérée
qui nuit au travail parlementaire.
Très récemment, la Conférence
des présidents de l’Assemblée nationale,
qui réunit tous les chefs de
groupes et les présidents des commissions
parlementaires permanentes
s’est même fendue d’une
déclaration jugeant « abusive » l’utilisation
de cette procédure.