Les cafés et autres bistrots sont menacés.
L’interdiction de fumer et une offre
inadaptée sont les principales causes
avancées pour expliquer leur disparition. Un
colloque au Sénat a tenté de faire le point.
Fin 2009, près de 2 000 cafés ont baissé le rideau
en Ile-de-France et à Paris. Avec deux fermetures
par jour en province, la France ne compte plus
aujourd’hui que 36 900 bistrots contre 200 000 dans
les années 60. Depuis 2003, on évoque une diminution
de près de 30% des cafés-tabacs de village. Des
chiffres qui ont de quoi inquiéter la profession. Mais
pas seulement. « Ce sont des lieux constitutifs de notre
identité qui disparaissent » a admis Michel Mercier,
ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Espace
rural lors d’un colloque sur l’avenir des cafés, organisé
au Sénat à la mi janvier.