Rendu avec plusieurs semaines de retard, le rapport Zelnik sur
le développement de l’offre légale culturelle en ligne propose
notamment de taxer les revenus publicitaires de Google et de
plusieurs autres sites Internet. Avant goût des propositions.
“Plutôt que de redouter Internet
et de chercher à s’y adapter
tant bien que mal, il convient
de prendre les devants et d’investir
l’univers numérique pour en saisir
toutes les opportunités” annonce
Patrick Zelnik en présentant son rapport
« Création et Internet » voulu par
le ministre de la Culture Frédéric
Mitterrand.
La taxe Google est une illusion. Internet
est un système interdépendant
Entretien avec Olivier Esper, Directeur des relations institutionnelles de Google France
Google a participé à l’élaboration du
rapport Zelnik. Comment ?
L’objet principal de la contribution de
Google aux travaux de la mission Zelnik
a été de favoriser la coopération
entre les mondes de l’Internet et de la
culture et d’éviter toute logique d’opposition.
C’est en effet la coopération qui
permettra aux différentes filières culturelles
de prendre le tournant du numérique.
Nous avons, à titre d’exemple, travaillé
à l’idée d’une charte qui
promouvrait la constitution d’empreintes
vidéos. Ces empreintes, qui seraient en
quelque sorte l’ADN d’une vidéo, permettraient
à l’ayant droit d’en revendiquer
l’audience, que la mise en ligne soit
directement de son fait ou qu’elle ait été
effectuée par un tiers qui n’avait pas les
droits.
Le 7 janvier 2010, la mission sur la numérisation des fonds patrimoniaux des bibliothèques,
dirigée par Marc Tessier, s’est achevée. Retour sur les grandes lignes du rapport.
L’objectif de ce rapport éclair -
deux mois de préparation- est
de désamorcer une polémique
qui est née lors de l’annonce d’un
projet de partenariat entre la Bibliothèque
nationale de France (BnF) et
Google. L’ancien directeur de France
Télévisions, Marc Tessier, a dirigé le
comité d’experts qui a étudié point par
point la problématique de la numérisation
des livres français.