“Et si le réchauffement climatique n’était
qu’une vaste escroquerie idéologique ?”
Par NICOLAS LECAUSSIN, Directeur du développement de l’IREF (Institut de
Recherches Economiques et Fiscales), Fondateur de Junior Entrepreneur
C’est la question
qu’on peut légitimement
se poser
alors que se tient la conférence
de Copenhague et
après les révélations faites par le Wall
Street Journal concernant plus de 1 000
mails contenus dans un fichier zippé
des ordinateurs du Climate Research
Unit de l'université de West Anglia en
Grande-Bretagne. Ce fichier démontrerait
que les scientifiques et les spécialistes
du climat sont beaucoup plus
partagés qu’on ne le dit sur la réalité
du réchauffement climatique et
appuieraient la thèse d’une « pensée
unique » sur ce sujet.
Ce n’est pas la première fois qu’un
scandale de ce genre éclate au grand
jour. Au mois de juin dernier, un
Rapport écrit par un scientifique
connu de l’EPA (Environmental Protection
Agency – Agence Américaine
de Protection de l’Environnement)),
M. Alan Carlin, a été purement et
simplement censuré par l’Agence.
Chercheur depuis 35 ans au sein de
l’Agence américaine, M. Carlin a
voulu rendre public son Rapport,
disponible sur Internet et intitulé «
Comments on Draft Technical Support
Document for Endangerment
Analysis for Greenhouse Gas Emissions
under the Clean Air Act » dans
lequel il met ouvertement en doute
le réchauffement climatique. Sur une
centaine de pages, M. Carlin
démontre, statistiques à l’appui, les
faits suivants : l’Homme n’est sûrement
pas à l’origine du réchauffement
climatique de la planète. Dans
le passé, des périodes de refroidissement
ont alterné avec d’autres
périodes de réchauffement de l’atmosphère
; les graphiques montrent
que la planète a plutôt tendance à se
refroidir et que les émissions de CO2
n’ont strictement aucun impact sur la
température globale ; es prévisions
apocalyptiques des climatologues
devraient être corrigées par les scientifiques.
Il n’existe aucune preuve
exacte qui devrait nous inciter à
prendre des mesures coercitives
contre le réchauffement de la planète.
En conclusion, M. Carlin suggère
une approche beaucoup plus
scientifique des problèmes climatiques.
Laisser le climat à la science
et non pas aux politiques.
La réaction de la direction de l’EPA a
été immédiate lorsque M. Carlin a fait
connaître les conclusions de son Rapport.
Il lui a été formellement interdit
de communiquer sur son Rapport :
pas de communiqué de presse, ni de
mails ou de coup de fil. On lui a fait
comprendre que la diffusion de ses
recherches nuirait à l’Agence. Plus
encore, on lui a demandé de choisir
d’autres sujets de recherche que le
climat… Ce sont des pratiques qu’on
croyait disparues avec les totalitarismes.
Tout écrit qui contestait le discours
officiel et l’idéologie du Parti
était complètement banni ou, dans le
meilleur des cas, censuré. Il est navrant
de constater que ces mesures continuent
de plus belle et non pas à Cuba
ou en Corée du Nord mais aux…
Etats-Unis ou en Europe. M. Carlin
s’en sort bien. Sous les régimes communistes,
quand ils n’étaient pas
fusillés ou envoyés dans les camps, les
intellectuels et les savants étaient mis
à la porte et envoyés travailler dans les
champs ou dans les usines.
Ces deux « affaires » devraient nous
inciter à plus de prudence et de vigilance
dans l’approche des problèmes
liés au réchauffement climatique.
Et
aussi, de la part des médias, à plus de
sérieux et de transparence dans la diffusion
de l’information. Pourquoi on
ne parle plus de l’Appel d’Heidelberg
ou de la Déclaration de Leipzig ? Ou
bien de la Pétition de l’Oregon qui
repose sur le fait qu’il n’y a « aucune
preuve convaincante de ce que la production
de dioxyde de carbone, de
méthane ou de tout autre gaz à effet
de serre engendre ou engendrerait
dans un avenir prévisible, un réchauffement
catastrophique de la Terre ».
Des milliers de scientifiques ont signé
ces actes. L’appel d’Heidelberg selon
lequel il n’existe pas de consensus
scientifique sur le réchauffement climatique
a été signé par 4 000 scientifiques
dont 72 prix Nobel. Il y a
quelques mois, plusieurs dizaines de
scientifiques américains, dont des prix
Nobel, ont signé un Appel au président
Obama en l’incitant à beaucoup
de prudence dans ses engagements au
service de la lutte contre le réchauffement
climatique.
Pourquoi ne pas se rappeler aussi du
passé et en tirer les leçons ? Dans
les années 1970, on a pu assister à la
même hystérie généralisée sur le délabrement
supposé de la planète. C’était
l’époque du Club de Rome, une institution
composée de plus de 80 personnalités
dont une quarantaine de
chercheurs qui s’est mise à prêcher au
monde entier que l’Apocalypse ne
tarderait pas à arriver sur Terre si
nous ne prenons pas de mesures drastiques.
Fondé en 1968 par un industriel
italien, Aurelio Peccei, le club
publie en 1972 un rapport intitulé «
Halte à la croissance » dans lequel il
prévoit la fin imminente des ressources
planétaires dans un délai
d’environ 25 ans et, si l’on ne réagit
pas, et « pratiquement la fin du
monde en l’an 2000 ». Les conclusions
sont largement reprises par les
médias, le rapport est vendu à plus de
10 millions d’exemplaires dans 37
pays et les politiques de premier plan
commencent à être sommés de
s’engager derrière les recommandations
du Club. Ce sont des sornettes
comme les « pluies acides » qui
devaient détruire nos forêts et «
l’hiver nucléaire » qui ont longtemps
constitué les peurs véhiculés par les
politiques et une grande partie des
médias. Il est donc tout à fait normal
de se demander si le réchauffement
climatique n’en est pas une aussi. ¦