L'Énergie
en France : un enjeu politique et économique considérable.
Le choix d'une politique énergétique résulte de deux facteurs,
la sécurité d'approvisionnement et les conditions de production
et de consommation d'énergie. En 2003, le secteur énergétique
français représente 3% du PIB, 23 milliards d'euros d'importations
et 200 000 emplois.
Orientée, dès le début des années soixante, vers une politique
du "tout pétrole", la France dépend en 1973 à 70% du pétrole
et à 77% des importations pour ses approvisionnements. A la
suite des chocs pétroliers de 1974 et de 1979, la politique
énergétique tend à développer la production domestique d'énergie,
notamment le programme électro-nucléaire et les approvisionnements
extérieurs. La brusque remontée des cours pétroliers en 1999-2000
ou en 2004 a rappelé la vulnérabilité des économies européennes
face aux chocs affectant l'approvisionnement énergétique.
Depuis la fin des années 1990, la politique énergétique de la
France doit prendre en compte de nouveaux défis, notamment le
protocole de Kyoto. Conformément aux préconisations du Livre
blanc sur les énergies renouvelables de 1997, les États membres
de l'UE se sont engagés à augmenter la part des sources d'énergie
renouvelables de 6 % en 1995 à 12 % en 2010.
La politique énergétique française a fait l'objet d'un débat
national au printemps 2003 avant de se traduire par une loi
d'orientation énergétique votée le 1 er juin 2004. Le Gouvernement
a confirmé le choix par la France du réacteur nucléaire européen
de 3ème génération EPR.