BIOVALLEY,
le seul biocluster européen trinational
Par Philippe Poindron, Président de Alsace BioValley
Localisé au coeur géographique de l'Europe - au sens littéral,
puisque dans un rayon de 500 km autour de Bâle, on trouve la
Suisse, mais aussi l'Italie du Nord, la France, l'Autriche,
le Luxembourg, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et la
pointe occidentale de la République Tchèque -, le Biocluster
BioValley est le seul qui peut se prévaloir d'un caractère trinational.
Consacré aux sciences de la vie en général et aux biotechnologies
en particulier, BioValley bénéficie de la présence des grands
groupes pharmaceutiques tels Novartis, Sanofi-Synthélabo et
Roche. Avec la Medicon Valley, et le Biocluster de l'Europe
du Sud, BioValley est l'un des acteurs majeurs des biotechnologies
européennes.
Dans la vision du Docteur Georg ENDRESS, un industriel suisse
possédant des usines dans le monde entier, la BioValley devait
être la Silicon Valley des Biotechnologies européennes. Il en
eut l'idée vers la fin des années 1990, au moment de la fusion
de Sandoz et de Ciba-Geigy. Il pressentait qu'elle mettrait
sur le marché du travail de nombreux chercheurs qualifiés. Ceux-ci
pourraient, avec l'aide de fonds mis à la disposition par ces
groupes, créer des spin offs et amorcer un mouvement de création
de start ups à partir des universités. Belle idée, reprise à
Colmar en 1996 lors d'une réunion d'industriels, de chercheurs,
d'entrepreneurs, d'universitaires et d'hommes politiques. Elle
devait aboutir à l'obtention d'une aide de l'Union Européenne
dans le cadre du programme Interreg II, puis III. L'Association
Alsace BioValley voit le jour en 1998, au moment de l'attribution
du projet Interreg II. On lui confie la maîtrise d'oeuvre du
programme. Ses petites soeurs allemande et suisse naissent en
1999 en même temps que la BioValley Zentral Verein, organisme
trinational chargé de fédérer les efforts des associations nationales.
Dans le cadre des programmes Interreg II et III, BioValley offre
à ses membres de nombreux services, notamment un BioValley Guide,
une e-newsletter, un journal (les BioValley news), une représentation
aux foires et salons internationaux, une aide ciblée à certains
projets bi- ou tri-nationaux tournés vers les bio-technologies
et donc à forte tendance appliquée (le call for project programm),
un start up labelling programme qui aide au démarrage de nouveaux
projets industriels, des Stammtischs, véritables institutions
rhénanes où l'on se rencontre périodiquement autour d'un thème
scientifique, économique ou juridique - ces réunions se terminent
par un dîner ou un cocktail - un site web, un réseau extranet
et un réseau intranet. Dans le cadre du programme Interreg III,
un bureau de presse trinational a été mis en place. Une étude
confiée à Cap Gemini a permis de déterminer les points forts
scientifiques et industriels de la BioValley.
BioValley est aujourd'hui un avantage considérable pour les
entreprises. Le tissu industriel dynamique et diversifié, les
centres de recherche mondialement connus à Bâle, Fribourg, Mulhouse
et Strasbourg, la qualité de l'enseignement (4 universités scientifiques
ou à forte composante scientifique), la présence de grosses
sociétés pharmaceutiques mondiales, l'environnement et la qualité
de vie contribuent à rendre particulièrement attractive cette
région pour les investisseurs ou les créateurs d'entreprise.
A cela s'ajoute en Alsace, une politique régionale d'aide volontariste,
et la présence d'outils performants : incubateur (SEMIA), cellules
de valorisation (ULP Industrie, CNRS, INSERM, UHA), parcs bio-technologiques
(Ill-kirch, Mulhouse). Les acteurs du réseau travaillent ensemble
à développer les innovations thérapeutiques, dans le secteur
pharmaceutique, et dans celui du traitement du signal (robotique
incluse) appliqué au diagnostic des maladies humaines, à leur
traitement chirurgical ou aux études précliniques. En un mot,
Biovalley est un modèle et une dynamique au service de notre
pays et de la coopération européenne.